Chateaubriant Actualités, Le Site d'Informations de Châteaubriant

Accès aux soins dans les Pays de la Loire : renforcer l'offre dans les territoires fragiles


Article publié par Châteaubriant Actualités le Mardi 10 Décembre 2013

Une étude de l'Insee sur la couverture aux soins de premiers recours dans la Région des Pays de la Loire. Le nord-est de la Loire Atlantique, l’est du Maine-et-Loire ont une plus faible accessibilité.



Avec 23 professionnels libéraux pour 10 000 habitants, la couverture en soins de premier recours apparaît plus faible dans les Pays de la Loire qu’ailleurs en métropole. Cette position résulte de grandes disparités infrarégionales, notamment entre le nord et le reste de la région. Toutefois, une large majorité des habitants des Pays de la Loire résident à moins de 10 minutes d’un médecin généraliste, d’un dentiste ou d’un kinésithérapeute. Les temps d’accès aux ophtalmologistes et aux psychiatres libéraux, davantage implantés dans les agglomérations, sont plus longs. Dans certains territoires où le manque d’attractivité se conjugue au fort vieillissement de la population, l’accès aux soins pourrait s’avérer un enjeu de plus en plus patent. Face à ces défis, l’implantation de maisons de santé pluriprofessionnelles constitue une des réponses mises en avant dans le projet régional de santé.

Une  couverture plus faible, de fortes disparités

Avec une densité médicale de 22,7 professionnels de santé de premier recours en équivalent temps plein (ETP) pour 10 000 habitants, contre 24,4 en moyenne nationale, les Pays de la Loire se situent au 13e rang des régions françaises.

L’inégale répartition des soins de premier recours dans la région est marquante. La Mayenne et la Sarthe se situent ainsi parmi les dix départements français les moins bien couverts (17,3 et 18,3 ETP pour 10 000 habitants). La situation est plus favorable pour les autres départements, même si le nord-est de la Loire Atlantique, l’est du Maine-et-Loire et le sud de la Vendée ont une plus faible accessibilité.

Une situation qui pourrait globalement s’améliorer

La région pourrait voir sa densité médicale augmenter à l’horizon 2030 si les tendances démographiques se poursuivaient. Certains territoires connaîtraient toutefois des tensions en matière d’accès aux soins, en raison du vieillissement de leur population. L’offre médicale serait également moindre si les médecins partant à la retraite n’étaient pas remplacés, notamment dans les territoires ruraux de la Mayenne et de la Sarthe, au nord de la Loire-Atlantique, au nord et à l'est du Maine-et-Loire, et au sud-est de la Vendée.

Renforcer l'accès aux soins dans les territoires les plus isolés

Pour palier à la problématique des « déserts médicaux », l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire met l'accent sur l’implantation de maisons de santé pluriprofessionnelles dans son projet régional de santé. Son est de renforcer l’offre médicale en proposant des structures en mesure d’attirer de jeunes médecins (rupture de l’isolement et incitations financières) et en engageant une meilleure coordination des soins entre professionnels de premier recours dans un territoire de proximité.

Des temps d'accès courts vers les professionnels de santé

Le maillage serré de la région autour de villes moyennes bien réparties, la géographie et la qualité du réseau routier offrent aux habitants un accès rapide aux professionnels de santé les plus fréquentés. En dépit d’une moins bonne couverture médicale de premier recours qu’au niveau national, la population régionale réside à moins de 10 minutes d’un médecin généraliste, d’un masseur-kinésithérapeute, ou d’une pharmacie. 39 000 habitants des Pays de la Loire résident toutefois à plus de 30 minutes d'un ophtalmologiste, dont 24 000 Sarthois. 380 000 personnes habitent à plus de 30 minutes d'un psychiatre libéral, dont 40 % résident en Vendée, principalement au sud-est du département.

Les consultations ne se font pas toujours au plus proche du domicile

40 % des consultations chez un médecin généraliste ne se font pas dans la commune la plus proche de celle de résidence du patient. C’est également le cas pour la moitié des consultations auprès d’un autre professionnel de santé. Les patients consentent en effet davantage à s’éloigner de leur domicile pour consulter un ophtalmologiste ou un psychiatre libéral.

Les patients vivant dans les territoires périurbains ont davantage tendance à s’éloigner de leur domicile pour consulter les professionnels de santé. Dans les zones périurbaines du Mans et de l’est d’Angers, ils choisissent pour la plupart un professionnel exerçant dans une agglomération. La prise en compte du comportement des patients s’avère importante pour une plus grande efficience dans l’organisation des soins, notamment dans le cas de l’implantation d’une nouvelle offre médicale.




Pour nous joindre
chateaubriant@orange.fr
06 79 50 86 79




Châteaubriant Actualités édité par ADSL et A.M - Les articles et les visuels font l'objet de droits.ISSN 2257-8501.Déclaration 1143762 CNIL Siret : 498 366 988 00026-APE : APE 5813 20Z. CPPAP ( Commissison Paritaire des Publications et Agence de Presse ) service de presse en ligne reconnu par l’État sous le n° 0617 W 92737.