Plusieurs associations environnementalistes avaient fait le choix de porter ce combat sur le terrain de la justice devant l’inertie des pouvoirs publics face à cette pollution. Depuis cet été et la mort d’un cheval sur la plage de St Michel en Grève liée à la putréfaction des algues vertes, la pression s’était amplifiée, le risque de santé publique étant désormais avéré. Le Premier ministre François Fillon avait alors mandaté une mission interministérielle chargée d’établir des propositions d’action. Nous espérons que ces propositions seront enfin à la hauteur de l’enjeu et qu’elles s’attaqueront à l’origine de la pollution.
Il faut ici une nouvelle fois saluer le combat des associations, des médecins et des scientifiques qui bataillent depuis des années, dans la difficulté. Dans cette affaire, il n’y a pas que les agriculteurs à être trop souvent stigmatisés. Les dérives inhérentes au système économique agroalimentaire, dont les agriculteurs ne sont qu’un rouage, ont été largement soutenus par l’Etat. On attend désormais de lui qu’il prenne enfin ses responsabilités et qu’il donne à l’agriculture bretonne les moyens d’évoluer vers des systèmes moins nocifs pour l’environnement et la santé des populations. Bretagne Ecologie propose des actions concrètes pour accompagner les agriculteurs dans ce changement vers l’agriculture biologique et herbagère. Oui le changement de modèle est possible, oui on peut assurer aux agriculteurs un revenu décent et une sécurité dans leur travail. A la société de passer un nouveau contrat avec des hommes et des femmes qui ont la lourde charge d’assurer l’approvisionnement alimentaire. On attend donc désormais des actes forts de la part de l’Etat, sur la base d’un nouveau pacte agricole et territorial.
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