Chateaubriant Actualités, Le Site d'Informations de Châteaubriant

Élevage bovin, cuir et beurre au menu de l’HIPPAC n°8


Article publié par Christian Bouvet le Jeudi 6 Janvier 2011

La société historique « Histoire et Patrimoine du Pays de Châteaubriant » vient de faire paraître le numéro 8 de sa revue. Cette année, la revue présente des études sur des activités qui ont façonné l’identité du Pays de Châteaubriant : l’élevage bovin et ses industries dérivées. Le thème est vaste et des choix ont été faits.



L’élevage bovin
Notre région est depuis 150 ans une terre d’élevage où est notamment née la Maine-Anjou dans le cadre d’un système de polyculture-élevage. Dans les années 1820-1870, l’abbaye de Melleray et Grand-Jouan à Nozay furent des centres pionniers pour tout l’Ouest de la France.
Mais déjà, avant la Révolution de 1789, les foires et marchés de la région étaient considérables, avec deux secteurs géographiques dynamiques : à l’ouest, autour de Nozay, et à l’est, autour de Châteaubriant. Des marchands du Poitou et de Normandie y venaient régulièrement. À Châteaubriant, en 1762-1763, on rasa la Motte à Madame pour en faire une grande place pour les marchés de bestiaux qui vont s’y tenir jusqu’en 1963. En complément de l’analyse historique, André Sinenberg et Jean Orain racontent des souvenirs sur ces marchés de la place de la Motte.

Les tanneries
Toutes les présentations plus ou moins rapides du Castelbriantais évoquent les tanneries d’autrefois. Voici une étude de ces tanneries sur la longue durée, des premières mentions à la fin du Moyen Âge à leur fermeture définitive en 1971. Cependant, en raison du nombre très réduit d’archives à l’échelle de la région, cette étude ne concerne que les tanneries à Châteaubriant.
C’est un travail entièrement original. Relevons ici les deux grandes périodes des tanneries castelbriantaises. L’industrie du cuir est très prospère dans l’entourage des barons François et Jean de Laval, puis Anne de Montmorency, entre 1500 et 1570. Au XIXe siècle, en relation avec la forte croissance démographique et économique de la ville et de sa région, l’essor de la tannerie castelbriantaise est remarquable et son apogée est atteint dans la période 1880- 1914. Au XXe siècle, la tannerie à Châteaubriant vit encore de beaux jours avant de sombrer, comme la quasi-totalité des tanneries en France, dans les années 1950-1960.
Pour présenter ce dossier, aux côtés de l’historien Christian Bouvet, Robert Ducloux a apporté son expérience d’ancien tanneur.

Le site industriel d’Issé
Voilà une véritable épopée industrielle à la campagne. Sur un vieux site de moulins à céréales et à draps, connu dès 1460, une grande meunerie est établie entre 1880 et 1895. Lui succède entre 1900 et 1913 la formidable aventure d’une laiterie beurrerie. Une riche iconographie fournie par Théodore Crossay permet de faire un petit reportage.
En 1914, une tannerie occupe le site, et prend le nom d’Atlas en 1925. Dans les années 1930, l’établissement alimente une usine de la région parisienne qui fabrique du cuir artificiel.
Ainsi, au lendemain de 1945, retour extraordinaire des choses, l’usine Atlas contribue au déclin rapide des tanneries traditionnelles.

Voici donc trois études complémentaires qui associent étroitement, comme les années
précédentes, le texte et de beaux documents.



Nouveau commentaire :

Vous avez toute possibilité d'écrire et de vous exprimer sur tout sujet vous tenant à coeur.
Vous connaissez les règles. Aucune atteinte à la personne et c'est tout. Bonne plume.


Pour nous joindre
chateaubriant@orange.fr
06 79 50 86 79




Châteaubriant Actualités édité par ADSL et A.M - Les articles et les visuels font l'objet de droits.ISSN 2257-8501.Déclaration 1143762 CNIL Siret : 498 366 988 00026-APE : APE 5813 20Z. CPPAP ( Commissison Paritaire des Publications et Agence de Presse ) service de presse en ligne reconnu par l’État sous le n° 0617 W 92737.