Il était aux côtés de Pierre Georges, dit colonel Fabien, pour le couvrir, lorsque celui-ci avait abattu l'officier de marine allemand Alfons Moser au métro Barbès à Paris, le 20 août 1941, première action de la résistance armée.
Gilbert Brustlein avait ensuite tué, le 20 octobre 1941 à Nantes, le colonel allemand Karl Hotz, chef de la Kommandantur. Cet attentat avait provoqué les représailles allemandes et, deux jours plus tard, 48 otages avaient été fusillés, dont 27 à Châteaubriant (Loire-Atlantique) parmi lesquels le jeune Guy Môquet.
Une rancune envers Marchais
En octobre 1991, lors du cinquantième anniversaire de l'exécution des otages, il avait tenté de prendre la parole à Châteaubriant pour protester contre la présence aux cérémonies de Georges Marchais, accusé d'avoir travaillé volontairement en Allemagne pendant la guerre.
Résistant communiste ayant quitté le PCF après la guerre, Gilbert Brustlein, 89 ans, est décédé mercredi à Paris. Il avait participé aux premières actions armées contre les Allemands durant l'Occupation dès l'été 1941.
D'origine alsacienne, né le 20 mars 1919 à Paris, orphelin de père très jeune, Gilbert Brustlein milite aux Jeunesses communistes. A l'automne 1940, il est arrêté par la police à Paris alors qu'il inscrit des slogans contre le régime de Vichy sur les murs.
Gilbert Brustlein, petit brun actif et courageux, rejoint ensuite Pierre Georges, ancien des Brigades Internationales. Le groupe « Brustlein » compte quelques jeunes de vingt ans de l'est parisien qui seront connus sous le nom de « Bataillons de la Jeunesse ».
Tous les compagnons du groupe de Brustlein sont arrêtés, condamnés à mort et fusillés en mars 1942. Bourdarias et Guisco le sont à leur tour en avril 1942. Par représailles, la mère de Gilbert est déportée et tuée à Auschwitz en février 1943.
Après la guerre, Gilbert Brustlein travaille dans la comptabilité tout en militant au PCF qu'il quitte finalement en 1952, s'estimant « renié » par le parti qui refuse, selon lui, de reconnaître son rôle dans la Résistance.
Un an plus tard, un historien nantais qui avait publié un livre, laissant entendre que l'attentat de Nantes avait été en fait organisé par la Gestapo, avait été condamné pour diffamation envers Gilbert Brustlein.
En octobre 1991, lors du cinquantième anniversaire de l'exécution des otages, il avait tenté de prendre la parole à Châteaubriant pour protester contre la présence aux cérémonies de Georges Marchais, accusé d'avoir travaillé volontairement en Allemagne pendant la guerre.
Résistant communiste ayant quitté le PCF après la guerre, Gilbert Brustlein, 89 ans, est décédé mercredi à Paris. Il avait participé aux premières actions armées contre les Allemands durant l'Occupation dès l'été 1941.
D'origine alsacienne, né le 20 mars 1919 à Paris, orphelin de père très jeune, Gilbert Brustlein milite aux Jeunesses communistes. A l'automne 1940, il est arrêté par la police à Paris alors qu'il inscrit des slogans contre le régime de Vichy sur les murs.
Gilbert Brustlein, petit brun actif et courageux, rejoint ensuite Pierre Georges, ancien des Brigades Internationales. Le groupe « Brustlein » compte quelques jeunes de vingt ans de l'est parisien qui seront connus sous le nom de « Bataillons de la Jeunesse ».
Tous les compagnons du groupe de Brustlein sont arrêtés, condamnés à mort et fusillés en mars 1942. Bourdarias et Guisco le sont à leur tour en avril 1942. Par représailles, la mère de Gilbert est déportée et tuée à Auschwitz en février 1943.
Après la guerre, Gilbert Brustlein travaille dans la comptabilité tout en militant au PCF qu'il quitte finalement en 1952, s'estimant « renié » par le parti qui refuse, selon lui, de reconnaître son rôle dans la Résistance.
Un an plus tard, un historien nantais qui avait publié un livre, laissant entendre que l'attentat de Nantes avait été en fait organisé par la Gestapo, avait été condamné pour diffamation envers Gilbert Brustlein.
Sources, Nouvel OBs, DNA