Facebook
Twitter
Mobile
Chateaubriant Actualités, Le Site d'Informations de Châteaubriant

J'irai revoir la Normandie


Rédigé par Châteaubriant Actualités http://www.paysdechateaubriant.fr le Vendredi 28 Novembre 2008 à 14:43 |

Yannick Masson signe ici un premier récit. Il sera présent, samedi 29, à 14h30, à La Maison de La presse à Châteaubriant. Il sera également à la librairie Le Farfadet, samedi 13 Décembre, en après-midi.


J'irai revoir la Normandie
Yannick Masson est revenu en Normandie pour se souvenir. Cette Normandie de pommiers, à la pluie traversière, cette Normandie de notre livre de choses, l'herbe verte. Les pommes. Rouges. Cette odeur le suit partout. Crocy et la Chapelle d'Andaine. Crocy chez le père Lebailly, un ami d'armée de son père où Masson enfant y passa ses vacances avec la fraterie, une soeur cadette de 7 ans, un frère, ainé de trois. A Crocy, la belle mère de Lebailly y tenait deux grosses pompes à essence. C'est resté partout dans la mémoire de Masson. Yannick Masson, à cinquante ans passés, un age soudainement difficile, règle ici ses comptes. Il écrit pour rétablir quelques vérités essentielles. Les siennes. Pour dire à ce jeune professeur de français à l'excès d'autorité qu'il n'aurait jamais du douté de l'enfant. La réflexion cinglante_ le professeur n'a jamais cru que l'élève pu écrire seul ces quelques lignes de rédaction de lui-même. L'enfant tenu tête, l'enfant fut renvoyé trois journées du collège catholique. Masson écrit pour retrouver la paix, pour rassurer le siens. Pour dire à sa mère, partie trop tôt, que lui a grandi. Et que c'est maintenant qu'il sait. Masson soliloque, "c'est plus simple" il nous emmène dans une improbable histoire. Le prétexte policier, n'est ici que prétexte. Il y a le policier, l'inspecteur Canasta, Madame Irma, alias, Céline qui compte se rétirer du métier du métier de voyante, Leguen, le médecin légiste, a la quarantaine resplendissante, une fine moustache entretenue avec soin souligne son nez de fouine, l'adjudant Lamorce, Albert de son prénom, un autre médecin, Dubois, une baronne, un valet, des voitures, des tonnes de voitures. Du suspens. Une intrigue. Et ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler la chose. Le père de Yannick Masson, était charron, un travail physique. Un travail d'observation dans le choix des bois entrant en oeuvre aux essences précises, le chêne pour les parties exigeant une solidité à toute épreuve, l'acacia pour les rais et l'orme pour le moyeu. Un long travail d'observation et de patience. Un travail délicat, du cerclage de la roue à la cohésion de l'ensemble. Yannick Masson est né à St Julien de Vouvantes, mécanicien de métier. Il entreprend aujourd'hui le long apprentissage de l'écriture. Il aimerait, pareil à son père, apporter tout le soin nécessaire à son métier. Donner à lire une belle écriture. Tenir son lecteur en haleine. Qu'il ne lâche plus le livre. Le premier d'une longue série. Mon séjour en Normandie s’étant quelque peu prolongé, je rappelle que j’y allais pour une simple vérification, pour au plus, deux ou trois jours, en accord avec mon directeur, je me mets au vert, pour une quinzaine. Ayant été apprenti mécanicien avant de me jeter dans la police, j’en profite pour remettre en route la vieille traction, héritée de mon grand-père. Quel bonheur de me replonger dans le cambouis! Ça c’était de l’auto, pas d’électronique pour te laisser en panne sur n’importe quelle autoroute! A l’époque, un rouleau de chatterton et un bout de fil de fer te tiraient de toutes les pannes… maintenant, c’est la dépanneuse et la valise pour te refiler l’origine de la panne. Je pense à la tronche de Lamorce quand il aura remplacé feue sa 504, pour peu qu’il soit obligé de passer par ce progrès. “Quand on parle de la bête, on lui voit la tête”, c’est un vieux proverbe que m’avait appris justement mon grand-père. En l’occur- rence, quand je pense à la bête, j’y vois sa lettre. Le temps de m’es- suyer grossièrement les mains, le facteur vient de me donner un pli, je le retourne, l’adresse de Lamorce y figure comme expéditeur. Fébrilement je l’extirpe de son enveloppe, aucun doute, c’est son écriture en pattes de mouche, grosses pattes, car son crayon devant couler, la feuille est maculée de taches. Ça a au moins le mérite d’authentifier son auteur. Yannick Masson a choisi une jeune maison d'édition de Vertou, les éditions Amalthée Samedi 29, à 14h30, à La Maison de la Presse, Grande Rue à Châteaubriant. Egalement au Farfadet, rue A.Briand, samedi 13 Décembre, en après-midi.



Nouveau commentaire :

Vous avez toute possibilité d'écrire et de vous exprimer sur tout sujet vous tenant à coeur.
Vous connaissez les règles. Aucune atteinte à la personne et c'est tout. Bonne plume.