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L'Art aborigène au Hang-Art


Rédigé par François Chauvet le Dimanche 19 Septembre 2010 à 13:42 |

Pour l’expo 08, l’ABBAC est heureuse d’accueillir au Hang-art la Galerie du Temps du Rêve de Pont-Aven qui présentera des œuvres contemporaines d’Art Aborigène


L'Art aborigène au Hang-Art
+ des œuvres nouvelles de :

Agnan Kroichvili, Bernard Le Nen, Joël Lorand, Ghyslaine et Sylvain Staëlens.

+ dans la traçothèque avec la collection, des œuvres en dépôt de :

Marie-Christine Bouyer, Jean-Michel Chesné, Joël Crespin, Fabien Dupont et Luc Fleurance

Le vernissage est prévu le samedi 16 octobre à 16 heures, en présence de Marc Yvonnou directeur de la galerie le Temps du Rêve,mais le hang-art sera ouvert dès 14 h 30, pour vous permettre de découvrir les œuvres en toute tranquillité


Cette EXPO  s’étalera du 16 octobre au 3 décembre 2010 et est ouverte les samedis, dimanches et jours fériés de 14 h 30 à 18 h 30 ou en semaine  sur RDV.

Visite accompagnée tous les dimanches à 15 h

Tout renseignement au 02 40 77 22 10 ou sur le site : www.hang-art.fr

L’Art Aborigène a ses racines dans le Dreaming-Time

Le Temps du Rêve. Ce terme ne renvoie pas à l’univers des songes, mais à un passé mythologique de création du monde. Le Dreaming raconte la genèse, l’époque où les dieux ont fait leur apparition sur une terre encore amorphe. Sous des formes diverses –  humaines, animales ou végétales -, ces êtres mythologiques ont parcouru le monde et l’ont façonné, lui conférant sa forme actuelle. Leurs aventures sont narrées dans une multitude d’histoires qui s’entrecroisent pour expliquer, qui une forme géologique, qui une vertu particulière, pour décrire un exploit, pour expliciter une loi. Ces ancêtres créateurs ont ainsi indiqué aux hommes la voie de l’humanité. Ils ont  instauré un cadre de lois morales et religieuses régissant la vie quotidienne. Grâce à elles, les peuples aborigènes ont découvert l’essence d’une vie harmonieuse. Les cérémonies, les chants, les danses, la peinture sur le sol, la peau ou  les supports plus pérennes assurent et vivifient la compréhension du monde. La transmission est assurée et se trouve ainsi régénérée.

    L’art occupe de fait une place essentielle dans la culture aborigène.  Il est à la fois source de compréhension, vecteur de liaison entre le passé et le présent…

     Chaque humain, chaque artiste est ainsi dépositaire d’un certain nombre d’histoires qu’il relate dans ses œuvres. Il est passeur de connaissances. Tout au long de sa vie, au fil des initiations et des cérémonies, sa spiritualité se développe. Ses connaissances gagnent en densité. Son patrimoine sacré croît tandis qu’il devient gardien spirituel d’un lieu, d’une histoire, d’une partie du bagage culturel de son peuple. Son langage pictural, dans le même temps, s’enrichit, gagne en profondeur et en intensité. Si tous les Aborigènes sont détenteurs de rêves, si chacun a sa part du message humain à transmettre, la puissance créatrice s’exprime diversement et inégalement.

    Comme dans toutes les cultures, les grands artistes ont su trouver une voie propre. Leur génie réside précisément dans la forme qu’emprunte leur langage pictural, dans la qualité, la force et  l’originalité de leur restitution. L’œil occidental, si peu préparé à cette rencontre, apprivoise avec bonheur un ensemble de codes, de signes que peu à peu il décrypte… J’ajouterais pour finir qu’il me semble que l’acte créateur de tous ces artistes va bien au delà des œuvres produites. Il s’adresse aux Autres, aux non-Aborigènes, à nous. Il transmet un message intemporel d’humanité, de diversité et d’universalité. Il est ouverture d’esprit, recherche de l’altérité,  main tendue entre les civilisations. Passé d’un intérêt confidentiel à une reconnaissance internationale, il a pleinement trouvé sa place au musée du Quai Branly, comme art premier et art vivant. Il vit dans les collections et les galeries privées. Il a trouvé à Pont-Aven, en la personne de Marc Yvonnou un défenseur passionné et exigeant. Les peintures expressives et troublantes, que l’on peut découvrir à la galerie « Le temps du Rêve » véhiculent un message d’espoir parce que plus que tout autre, l’art aborigène est  lieu d’émotion, de sens et d’évidence.

Extraits d’un texte de Yolande Vivaldi-Hautefeuille écrit en  Mai 2007, il figure sur le site de la Galerie : le Temps du Rêve



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