Chateaubriant Actualités, Le Site d'Informations de Châteaubriant

L’aggravation des conditions de travail et de vie des salariés n’est pas une fatalité ni une finalité


Article publié par Serge Adry le Mardi 9 Avril 2013



Avec le projet de loi issu de l’ANI (Accord National Inter professionnelle) du 11 janvier 2013, le patronat et le gouvernement veulent imposer un modèle économique et social injuste, inefficace et dangereux pour les salariés.
Ce projet de loi est inacceptable parce qu’il : Culpabilise et flexibilise encore plus les salariés et privés d’emploi, Sécurise les employeurs dans le processus de licenciements , Sécurise la délinquance patronale, Protège les profits des grands groupes pour les actionnaires. Ceux qui disent qui il ya eu des contreparties de ces reculs, des avancées pour plus tard, peut être, et pas par tous.
Une complémentaire santé, les salariés des entreprises de moins de 50 salariés, ne sont pour la plupart pas concernés !
Par contre les assurances se frottent les mains à l’avance du pactole qui va leur être offert.

Des « contrats courts »enfin taxés :

Tant mieux, mais le MEDEF a réussi à ce que cette mesure ne rapporte rien a l’UNEDIC, mais rapporte plus de 40 millions d’euros aux employeurs, puisqu’ils ont décidé d’exonérer de cotisations patronales l’embauche de jeunes de moins 26 ans.
C’est un nouveau jackpot pour le patronat ! Un encadrement du temps du travail à temps partiel ? L’employeur pourra imposer de modifier 8 fois par an le volume d’heures hebdomadaire.
Les salariés ont besoin de toute autre chose.
Ce n’est pas plus de précarité et de flexibilité dont ont besoin les salariés car elles font déjà des ravages :

Mais au contraire, c’est plus de sécurité et de garanties collectives pour se protéger. Une loi contre les licenciements boursiers, L’encadrement des ruptures conventionnelles, Une gestion prévisionnelle des emplois qui ne sont pas une gestion prévisionnelle des suppressions d’emplois, La revalorisation du travail doit redevenir le moteur essentiel pour relancer l’économie et l’emploi ! Cela passe par l’augmentation des salaires, la reconnaissance des qualifications, l’amélioration des conditions de travail et le développement d’emplois stables. Alors que de partout, les directions d’entreprises imposent des reculs sociaux pour soi-disant améliorer la compétitivité, les salariés contestent ce genre de choix. Partout en Europe, les salariés refusent les mesures d’austérité et la déréglementation sociale qui mènent l’économie à l’abime et les salariés au chômage et la précarité. Le chantage exercé sur les salariés n’a jamais sauvé un emploi ni même empêché la fermeture de sites industriels. Nous ne sommes pas dupes, l’amélioration de la compétitivité tant voulu par le patronat n’a pour objectif que l’accroissement des profits et des dividendes pour l’actionnaire. En 2012 les actionnaires du CAC 40 ont reçu 37 milliards d’euros sous forme de dividendes, à cela s’ajoutent 200 milliards d’euros d’exonérations fiscales et sociales comme cadeaux aux entreprises chaque année. A contrario, selon l’INSEE le pouvoir d’achat des salariés vient de baisser pour la première fois depuis 30 ans.

La mort du code du travail survenue le 11 janvier 2013, lâchement assassiné par le patronat, avec la complicité de certains syndicats, sous le regard bienveillant du gouvernement Ayrault. Comment des députés, élus sur une volonté de changement, pourraient-ils promulguer en loi un accord qui entérine autant de reculs pour les droits des salariés ? Comment des députés, de sensibilité sociale, peuvent-ils se soumettre à la loi du patronat et sécuriser ainsi les licenciements ? Comment des députés, prônant des valeurs de dialogue social, entérineraient-ils un projet dicté par une minorité de privilégiés ? Ces mesures contenues dans cet accord répondent-elles à des besoins de transformation sociale, dans un contexte de chômage grandissant ? Ne permettent-elles pas au contraire, l’impunité des entreprises, le libéralisme à outrance et sa loi de la jungle ? Nous demandons à l’ensemble des parlementaires de s’opposer à ce projet de loi et d’entendre la voix des salariés pour construire une véritable sécurisation de l’emploi, au profit des salariés et privés d’emploi. La CGT, n’assistera pas impuissante à la destruction du Code du travail par le MEDEF, sous le regard complice et bienveillant du gouvernement.

Union locale CGT de Châteaubriant

Serge Adry



Nouveau commentaire :

Vous avez toute possibilité d'écrire et de vous exprimer sur tout sujet vous tenant à coeur.
Vous connaissez les règles. Aucune atteinte à la personne et c'est tout. Bonne plume.


Pour nous joindre
chateaubriant@orange.fr
06 79 50 86 79




Châteaubriant Actualités édité par ADSL et A.M - Les articles et les visuels font l'objet de droits.ISSN 2257-8501.Déclaration 1143762 CNIL Siret : 498 366 988 00026-APE : APE 5813 20Z. CPPAP ( Commissison Paritaire des Publications et Agence de Presse ) service de presse en ligne reconnu par l’État sous le n° 0617 W 92737.