Afin d'améliorer le trafic, des portes marinières furent aménagées dans la première moitié du XVIe siècle entre Château-Gontier et Laval. Ces travaux ont favorisé l'essor du trafic commercial à une époque où le transport terrestre était lent et incertain. L'exportation, par la rivière, des productions locales (fer, marbres et toiles de lin) a contribué à la prospérité du Bas Maine aux XVIIe et XVIIIe siècles.
La nécessité du développement économique a alors imposé une nouvelle amélioration des conditions de navigation. Sur la section, entre Laval et Mayenne, vingt barrages dotés d'écluses à sas et un canal de dérivation parallèle à la Mayenne (à Montgiroux) furent construits. Entre Laval et Château-Gontier, douze nouveaux barrages à écluse se substituèrent aux vingt et une portes marinières, de 1853 et 1878.
Dans le même temps, au sud de Château-Gontier et jusqu'à la limite du Maine-et-Loire, trois écluses et un canal (près du bourg de Ménil) remplacèrent, entre 1860 et 1864, les six anciennes portes marinières.