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Les Langues Paternelles au Théâtre de Verre


Rédigé par Châteaubriant Actualités le Samedi 21 Janvier 2012 à 13:29 |

Le Belge Antoine Laubin, avec Thomas Depryck, donne sa version des Langues paternelles, de David Serge, alias Daniel Schneidermann, journaliste au Monde puis chroniqueur à Libération.
Au Théâtre de Verre, à Châteaubriant, Mercredi 25 janvier à 20h45


Les Langues Paternelles au Théâtre de Verre
Le roman Les Langues paternelles est publié aux éditions Robert Laffont

Les nouveaux pères

Laubin, à la tête du collectif De Facto, s’est retrouvé dans cet ouvrage, où la figure paternelle est plutôt malmenée. Il reprend en main l’histoire: David visite le Futuroscope avec ses trois enfants lorsqu’il apprend la mort de son père à l’hôpital. C’est une libération. Ils sont trois (Hervé Piron, Vincent Sornaga, Renaud Van Camp) qui regardent le public dans les yeux en proférant un texte costaud. L’un semble le narrateur, le second fait David et le troisième joue les autres. Une sûre polyphonie les emporte à mesure. « On envoie des paquets de matière au spectateur, nous dit Antoine Laubin. Le langage est une rythmique, c’est aussi au spectateur de faire le travail. » Le jeu est direct, la présence physique essentielle. Chacun assume un code différent : l’approche signifiante du langage est incarnée par l’un, le second le met en avant, le langage, tandis que le troisième s’efface au seul profit de la parole rythmée. En mélangeant les styles, Laubin brouille savamment les cartes. Ils inscrivent des mots au feutre noir sur le sol blanc durant tout le spectacle. Une sorte de psychanalyse vivante, avec du sens mis en dépôt aux pieds de chacun. Laubin affirme ici, avec raison, qu’il faut savoir poser des mots sur la réalité, et que le langage – sous toutes ses formes – tient bien le premier rôle dans l’affirmation progressive de soi.

Trois acteurs, au centre d’un espace blanc. La parole galope d’un corps à l’autre, d’un père à l’autre, d’un fils à l’autre. Le premier comédien semble être le narrateur. Le deuxième semble incarner un personnage nommé David, père de trois enfants qui vit la mort de son propre père comme une libération. Le troisième semble prendre en charge tous les autres rôles. Puis les voix se mélangent. Le plateau immaculé se voit peu à peu noirci par une multitude de mots. Les comédiens se transforment en tagueurs. Une bande magnétique tourne, vestige sonore d’un passé traumatique…

Avec
Hervé Piron, Vincent Sornaga, Renaud Van Camp
Une création De Facto asbl réalisée avec l’aide du Ministère de la Communauté française de Belgique - Service du Théâtre, avec le soutien du Centre Culturel Jacques Franck / Antoine Laubin est accompagné par L’L (Bruxelles)

Rencontre de scénographie avec Michel Laubu

BORD DE SCÈNE à l'issue de la représentation
mercredi 25 janvier à Châteaubriant
mercredi 1er février à Haute-Goulaine


- Quartier Libre Ancenis
mardi 24 janvier à 20h30

- Théâtre de Verre Châteaubriant
mercredi 25 janvier à 20h45


- Espace socioculturel Pierre Etrillard SNicolas de Redon
jeudi 26 janvier à 20h30

- Espace culturel Coeur en scène Rouans
vendredi 27 janvier à 20h30



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