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Les années italiennes de Simon Vouet au musée des Beaux-arts de Nantes


Rédigé par Châteaubriant Actualités http://www.paysdechateaubriant.fr le Lundi 29 Décembre 2008 à 12:08 |

Jusqu'au lundi 23 février 2009, le musée des Beaux-arts de Nantes consacre une grande exposition au peintre Simon Vouet et à ses années italiennes (1613-1627). Pour l’occasion, un site Internet permet de découvrir l’exposition de façon interactive.


Saint Jérôme et l’ange, Simon Vouet, Washington, National Gallery, Samuel H. Kress Collection. Image courtesy of the board of Trustees, National Gallery of Art, Washington.
Saint Jérôme et l’ange, Simon Vouet, Washington, National Gallery, Samuel H. Kress Collection. Image courtesy of the board of Trustees, National Gallery of Art, Washington.
Après l’exposition, Simon Vouet ou l’éloquence sensible présentée de décembre 2002 à février 2003, l’exposition Simon Vouet, les années italiennes (1613-1627) se présente, comme le second volet d’un diptyque. Cette fois-ci, l’exposition est consacrée à la période italienne de Simon Vouet. Réalisée en collaboration avec le Musée d'Arts et d'Archéologie de Besançon, l’exposition a reçu le label d’intérêt national du Ministère de la culture.

Elle rassemble des œuvres dispersées dans les plus grands musées du monde (National Gallery of Washington, Los Angeles County Museum of Art, Palazzo Bianco à Gênes, Galleria Nazionale d’Arte Antica di Palazzo Barberini à Rome, Musée du Louvre, Musée des Beaux-Arts de Lyon…) et dans des collections privées. Elle permet d’apporter des jalons essentiels à la connaissance du peintre, mais c’est aussi une occasion rare de plaisir esthétique: des réjouissantes scènes de genre aux virtuoses épisodes religieux, en passant par une magnifique galerie de portraits.

Simon Vouet, les années italiennes évoque aussi l’entourage immédiat de Vouet à Rome: l’œuvre de son épouse et muse Virginia da Vezzi, celles de son frère Aubin et de Charles Mellin, ainsi que celle du talentueux graveur Claude Mellan, qui diffusa ses compositions. Simon Vouet répondit à des commandes pour Rome, Gênes, Naples et Venise ; il visita avec intérêt la Lombardie. Il s’enrichit de ces différents séjours et son art eut en retour des répercussions sur les artistes italiens.
De Londres à Constantinople jusqu’aux années italiennes (1613-1627), le parcours d’un peintre royal

Formé par son père, petit maître peintre parisien, le jeune Simon Vouet, plein d’ambition, quitte une France qui peine à se relever des guerres de religions. Son premier voyage, alors qu’il était encore adolescent, l’avait mené à Londres où il réalisa le portrait « d’une grande dame ». De retour à Paris, son succès grandissant le fait choisir par l’ambassadeur de France pour l’accompagner à Constantinople (1611-1612) et réaliser un portrait du Grand Turc. Ce séjour à la "Porte ottomane" n’est en fait qu’une brève étape avant la découverte des beautés italiennes. Il s’imprègne tout d’abord de la peinture vibrante et colorée des vénitiens, comme Véronèse, avant de gagner Rome en 1613.

Rome est alors la capitale incontestée des arts, attirant les artistes de toute l’Europe, qui viennent admirer les grands exemples de la Renaissance, Raphaël, Michel-Ange, tout en se formant aux styles des deux grands génies du début du siècle qui viennent de disparaître : Annibale Carrache (1560-1609) et Le Caravage (1571-1610).

Le jeune Simon Vouet se laisse tout d’abord tenter par le ténébrisme populaire des œuvres du Caravage et réalise des chefs d’œuvres du genre, dont les deux magnifiques Diseuse de bonne aventure (Galerie Barberini de Rome et Musée des Beaux-arts d’Ottawa), le Saint Jérôme et l’ange (National Gallery de Washington) ou encore une série d’héroïnes bibliques vengeresses comme Hérodiade (Galerie Corsini, Rome). Sous le pontificat du pape Urbain VIII Barberini, Vouet devient un des premiers peintres de la Ville éternelle, et le chef de file de l’importante colonie française (Vignon, Valentin, Mellin…). Il reçoit de nombreuses commandes de portraits (Musée du Louvre) et de tableaux d’église (magnifique Circoncision du Museo de Capodimonte, Naples).

Suprême honneur, il est élu en 1624 prince de l’Académie de Saint-Luc, corporation puissante des peintres et sculpteurs de Rome. Il est le premier artiste français à recevoir une prestigieuse commande pour la basilique Saint-Pierre de Rome (1624) : une grande peinture murale, représentant L’Adoration de la Croix et des symboles de la Passion, servant à la fois de décor et d’écrin à la Pietà de Michel-Ange.

Le décor a malheureusement été détruit au XVIIIe siècle, mais l’exposition reconstitue pour la première fois la splendeur de cette commande en réunissant les fragments dispersés dans le monde d’un grand modèle préparatoire réalisé par Vouet.

La peinture de Vouet évolue vers un art plus ample et plus clair, annonçant les grandes commandes parisiennes de la seconde partie de sa carrière.

Ses succès poussent Louis XIII à le rappeler en 1627 pour être son premier peintre. Après quinze fécondes années en Italie où il s’était marié avec une romaine, Virginia da Vezzi, Vouet va alors ouvrir à Paris un autre chapitre de sa glorieuse carrière, parallèlement à celle de Rubens.

Pour apprécier la grâce des œuvres picturales de Simon Vouet présentées dans le cadre de l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts, un catalogue sur sa période romaine est en vente à la librairie du musée. Dans le sommaire : une contribution de Pierre Rosenberg revient sur les relations de "Poussin et Vouet"; une chronobiographie de l’œuvre du peintre et une synthèse de Dominique Jacquot sur le thème "Vouet en Italie, Vouet et l’Italie".
• Éditions Hazan, 30 €

Pratique:

Musée des Beaux-Arts de Nantes
10, rue Georges Clemenceau
44000 Nantes
Tel : 02 51 17 45 00

Ouverture (musée + café du musée) :
De 10 à 18h sauf mardi et jours fériés
Nocturne le jeudi jusqu'à 20h


Fermeture exceptionnelle du musée à 16h00, les mercredis 24 et 31 décembre 2008.
www.simonvouet



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