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Lisa Bresner, partir à 36 ans


Rédigé par alain moreau le Mercredi 1 Août 2007 à 01:24 |

Lisa Bresner nous quitte ce samedi 28 Juillet 2007, à 36 ans, aprés avoir écrit plus d'une trentaine d'ouvrages. L'asie et plus particulièrement la Chine et le Japon dont elle parlait les langues et où elle avait vécu était au centre de son oeuvre. Lisa enseignait le chinois à Nantes et à St Nazaire.
Elle a publié chez Desclées de Brouwer, Gallimard, Albin Michel, Mémo, Flammarion, mais aussi en littérature jeunesse à l'Ecole des Loisirs.


Lisa Bresner, partir à 36 ans
Elle avait, en 2004, filmé Nantes, lors de la réalisation de Misako, en transposant son livre et en remplaçant Kyoto par la ville des bords de Loire. Tous les matins, Misako se lève après avoir entendu les pas d'un inconnu qui passe dans la rue où elle habite. Elle n'a jamais cherché à savoir qui il était, mais un jour, il ne vient pas. Misako fait le vœu de le retrouver. Pour le réaliser, elle doit traverser cinq ponts sans dire un seul mot. Un petit voyage à Kyôto, accompagné d'onomatopées et d'impressions japonaises.
Dans son journal Hubet Nyssen, d'Actes Sud chez qui elle avait publié, écrit :
En plein midi la nouvelle s'est plantée devant moi comme un javelot. Et il vibre encore. Lisa Bresner est morte vendredi. Dans quelles circonstances, je ne sais pas. Je me suis longuement attardé sur son site (lisabresner.free.fr), devant les photos de cette jeune femme qui, en jouant sur le pavé chinois de Paris, avait appris dans l'enfance à parler une langue qu'elle apprit ensuite à lire et à écrire et qui lui inspira contes et récits. Et deux romans. Lao Tseu où l'on voit que "les territoires se dirigent selon les mêmes règles que celles qui rythment les amours de l'alcôve", et Pékin est mon jardin où une petite fille, le jour de son anniversaire, est abandonnée par son père qui s'envole vers la Chine. Deux romans que j'ai publiés avec gourmandise dans la collection "un endroit où aller". Mais quel tumultueux jardin, à elle seule, était cette Lisa ! C'est une chose affreuse dans le grand âge que j'ai atteint, on voit tant de merveilles disparaître. J'aimais le sourire de Lisa, sa grâce, son imagination, ses grands désespoirs, ses malices et son talent.