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René-Guy Cadou - 1920 - 1951Cette rue est située dans le quartier de Renac
Sur le plan
René-Guy Cadou naît le 15 février 1920 à Sainte-Reine-de-Bretagne en Brière où son père est instituteur. Par la suite, au gré des mutations, il se trouve à Saint-Nazaire puis à Nantes. Le jeune René-Guy a acquis une solide formation au lycée Clemenceau, désirant devenir lui aussi instituteur. A 15 ans, il écrit ses premiers poèmes et à 16 ans rencontre un libraire nantais, Michel Manoll, également poète à ses heures. Celui-ci l'initie au monde des écrivains et des poètes. René-Guy Cadou rencontre Max Jacob dont il devient un disciple. En 1937, il publie son premier recueil « Brancardiers de l'aube ». Il obtient son premier poste d'instituteur remplaçant à Mauves-sur-Loire en 1940 ; ensuite, au Cellier où il loge au château de la forêt avec ses élèves réfugiés de Saint-Nazaire. Puis on lui affecte un poste à Saint-Herblon durant quelques mois. Il loue une chambre chez un tonnelier et y écrit un poème intitulé : LOUISFERT Pieds nus dans la campagne bleue, comme un bon père Qui tient sa mule par le cou et qui dit des prières Je vais je ne sais rien de ma vie je vais Au bout de tout sans me soucier du temps qu'il fait Les gens d'aujourd'hui sont comme des orchidées Drôle de tête et les deux mains cadenassées Je marche dans le jour épais d'avant midi Pauvre fils de garce qui n'en a pas fini De mener ses chevaux sur la route sans ombre Qu'a grand'hâte et soif et ne salue personne Car j'aime ce village emmuré de forêts Et ses très vieilles gens comme des pots de grès Qui tendent leur oreille aux carrefours des routes Avec des mouvements qui font croire qu'ils doutent J'ai choisi mon pays à des lieues de la ville Pour ses nids sous le toit et ses volubilis Je vais loin dans le ciel et dans la nuit des temps Je marche les pieds nus comme un petit enfant SAINT-HERBLON Je ne sais rien de ce village De ces toits vagabonds retournés par à page De l'homme qui s'abrite un instant vers mon front Les vignes tombent du plafond Et cette feuille est mon visage. C'est à cette époque, en pleine guerre, qu'il prend le train régulièrement à Ancenis pour aller retrouver ses amis poètes de l'école de Rochefort à Rochefort-sur-Loire, entre les Ponts-de-Cé et Chalonnes-sur-Loire. Les rencontres se passent dans la salle à manger de Jean Bouhier, pharmacien à Rochefort. Ces jeunes poètes proclament l'amour de la vie, l'espoir, la liberté et publient au pire moment de la guerre. René-Guy Cadou fait paraître « Testament d'Apollinaire ». Il écrit son premier roman « La maison d'été » et achève un recueil « La vie rêvée ». Il est enfin nommé instituteur titulaire en 1945 à Louisfert près de Châteaubriant et se marie l'année suivante avec Hélène Laurent qu'il célébra dans un véritable hymne à l'amour « Hélène ou le règne végétal ». Le bonheur fut de courte durée car la maladie surgit et fait son œuvre inéluctable. Il pressentait sa fin prochaine qui est survenue à l'âge de 31 ans. « Je ne ferais que quelques pas sur cette terre ». Il fait éditer « Le saut de l'ange ». Il composa jusqu'à son dernier souffle « Continuez. Le temps qui m'est donné que l'amour le prolonge ». Il s'éteint à Louisfert le 20 mars 1951. La grande simplicité du langage poétique de René-Guy Cadou est le reflet de son intérêt pour les humbles, les enfants et le terroir. Ses œuvres complètes furent rassemblées en 1978 dns « Poésie, la vie entière ». Hélène Cadou entretient toujours la mémoire de René-Guy. Elle a créé un musée qui lui est consacré dans sa classe de Louisfert. alain moreau
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