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Une stèle moderne pour le camp de Choisel


Article publié par Châteaubriant Actualités le Dimanche 23 Octobre 2016

Samedi 22 octobre, une nouvelle stèle était inaugurée à l'emplacement du camp de Choisel à Châteaubriant



Châteaubriant, sous l'occupation a connu quatre camp de prisonniers, soit plus de 45 000 prisonniers. Le plus tristement célèbre, fut celui de Choisel, rue Guy Moquet aujourd'hui. C'est de ce camp que furent choisi les 27 hommes fusillés par l'Allemagne nazie à la Sablière. Odette Nilès y fut internée, ce samedi, son fils et sa petite-fille étaient présents.

Devant un parterre d'anciens combattants et d'élus, le tailleur de pierre mayennais Pascal Prestat, qui a consacré 150 heures à la réalisation de l'oeuvre dans un pierre de Magny, découvre la stèle : cinq visages d'hommes qui interrogent.

Lors de son allocution, Serge Adry, précise : "Châteaubriant, le gouvernement Daladier crée un nouveau type de camp, chargé d'exclure ceux qu'il appelle les « indésirables » à partir de 1939, des réfugiés espagnols,puis des nomades, puis sous l'administration de Vichy au cours de l’hiver 1940-1941, le camp de Choisel de Châteaubriant qui regroupe des communistes devient tristement célèbre à l'automne .

Le camp de Choisel se caractérise cependant par son improvisation et les mauvaises conditions de vie des internés les abris y sont précaires, les baraques de bois sans isolation, la boue persistante, ainsi que la faim heureusement pour ces internés la solidarité s'organise rapidement.

Ces militants politiques ,syndicaux viennent des départements de l'ouest puis de mai à septembre, ils viennent du camp d'Aincourt en Seine et Oise,et des prisons parisiennes de la santé, de la roquette ainsi que des centrales de Poissy,de Clairvaux et de Fontevrault ou l'on avait placé une partie des militants arrêtés lors de la première rafle anticommuniste d'octobre 1940.

A Choisel, ils sont placés dans deux secteurs du camp séparés par des barbelés que l'on appel P1 et P2, le camp P1 étant affecté aux internés considérés comme les plus dangereux. Il comprend également une vingtaine de femmes arrêtées en même temps que leurs époux et compagnons au mois de juin et de juillet .

Un deuxième groupe de femmes les rejoints en septembre mais elles sont logées dans des baraques du P2 .

Odette Nilés, présidente de l'amicale de Châteaubriant Voves Rouilliés Aincourt, ancienne internée du camp garde de son internement le souvenir d'une très forte solidarité,relatant des anecdotes comme, les jeunes femmes de moins 20 ans qui avaient le droit au sucre, elles le partageait avec des femmes plus âgées,et mettaient en commun les colis qu'envoyaient leurs familles

Malgré ces conditions de vie au camp, les internés organisent pour vaincre l'ennui, et l’oisiveté, des activités sportives, théâtrales, pratiquent du chant choral.

Puis les internés créent une véritable université populaire ou les intellectuels proposent des cours et des conférences très variés."

22 OCTOBRE 1941. Sur les photos des victimes et l'avis de recherche de l'auteur de l'attentat contre le colonel Hotz, le commentateur raconte comment 100 otages ont été fusillés par les allemands en représailles - pour sensibiliser l'opinion. Les 27 premiers ont été choisis dans un camps de prisonniers politiques de Choisel à Châteaubriant. Interview d'un homme qui se souvient : Visite avec le journaliste : PE les vieux bâtiments du camp de prisonniers. "Jamais on aurait pensé qu'ils étaient capables de fusiller froidement". Photo de de von Stupnagel :il veut un exemple. Photo de Pierre Pucheu, ministre de l'intérieur de Vichy, violemment anti-communiste,qui joue un rôle important dans la création des cours spéciales de justice, qui désignera lui-même les otages. Interview de Fernand Grenier, ancien prisonnier du camp de Choisel : ils avaient envisagé de se soulever contre la sentence. Grafitti des condamnés sur un mur. Interview d'un couple de fermiers, M.et Mme Robert, proches de la carrière ( actuel musée de la résistance)  où ont été fusillés les condamnés : "après le départ du camion emportant les corps nous avons marché un mois dans le sang". Défilé de la CGT, en mémoire des fusillés communistes à Châteaubriant dans la Loire Atlantique.Le monument. Interviw de Jacques Duclos : "les raisons pour lesquelles l'auteur de l'attentat ne s'est pas dénoncé...C'est le dénommé Pucheu qui a choisi des jeunes communistes, comme Guy Moquet dont le père était communiste". Selon un article de l'Humanité du 09/11/1971, ce reportage sur le massacre de Châteaubriant en octobre 1941, a été tronqué : Fernand Grenier explique dans le journal "On doit déplorer les importantes coupures apportées aux déclarations de Jacques Duclos et de moi-même.....Tout cela (le courage des militants communistes fusillés) avait été largement enregistré et a été supprimé. De même que divers autres témoignages".
Producteurs : Pierre Dumayet, Jean Cazenave Journaliste : Pierre Andro.

 





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