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Consensus politique autour d' A la Nantaise


Article publié par Châteaubriant Actualités le Vendredi 30 Mars 2012



Les ex-canaris, et  le  castelbriantais Jean-René Toumelin,  administrateur
Les ex-canaris, et le castelbriantais Jean-René Toumelin, administrateur
Ce vendredi matin, au moment de l’ouverture du Conseil Municipal de Nantes, le Député-Maire de la Ville Jean-Marc Ayrault et la totalité des élus nantais – toutes tendances confondues – ont voté et se sont engagés en faveur des principes de l’actionnariat populaire défendus par les 2000 adhérents de l’association A la nantaise et les 22 sociétés de son Club Entreprises.
 
Pionnière en France, l’association A la nantaise a créé une Société par Actions Simplifiée bâtie sur le principe démocratique « une personne = une voix » afin de prendre des participations dans le Club Canari. A la nantaise entend accueillir le futur actionnaire majoritaire du FC Nantes pour l’aider à construire un club différent, dominé par les valeurs de la formation et de l’éducation.
 
Les Canaris avaient créé le jeu à la nantaise... Pour un autre football, inventons désormais l'actionnariat populaire à la nantaise !
 
Ci-dessous les déclarations des participants au colloque international sur l’actionnariat populaire, tenu à la Faculté de Droit de Nantes vendredi dernier :

 
TABLE RONDE : LE FOOTBALL DANS LA SOCIETE
 
EUROPE ECOLOGIE – LES VERTS

François de Rugy, Député
« C’est très positif qu’il y ait cette idée d’une prise en main par une association pour avoir une voix dans un Conseil d’Administration, sur la vie d’un club comme le FC Nantes, surtout quand on voit les expériences successives d’investisseurs qui viennent sans qu’on sache leurs motivations… Nous soutenons les projets qui impliquent les citoyens dans des affaires qui sont économiques, mais dont les enjeux dépassent l’économie. »
 
FRONT DE GAUCHE
Gilles Leproust, Vice-Président Le Mans Métropole, commission Sports du Parti Communiste Français
« L’intérêt du projet d’actionnariat populaire réside dans son aspect démocratique. C’est une démarche très intéressante qui permet à des hommes et des femmes de donner leur avis sur les orientations d’un club, cela permet d’apporter plus d’éthique par rapport aux pratiques du sport… »
 
MOUVEMENT DEMOCRATE
Benoît Blineau, Conseiller Municipal de Nantes, Conseiller Communautaire de Nantes Métropole
« Grâce à A la nantaise, on a une unanimité, un consensus au sein du Conseil Municipal, on est tous d’accord pour aider cette association. A la nantaise doit être dans le Conseil d’Administration du FC Nantes car des gens avec des valeurs humaines doivent s’occuper des jeunes footballeurs du Centre de Formation. Il y a beaucoup de choses à faire sur le plan humain. Nous sommes pour une régulation, nous poussons A la nantaise et nous continuerons à l’encourager. »
 
PARTI SOCIALISTE
Hervé Madoré, membre du pôle Sports dans l’équipe de campagne de François Hollande pour l’élection présidentielle 2012
« L’actionnariat populaire doit permettre d’être représenté dans les instances dirigeantes du club et de jouer un rôle en termes de démocratie participative, d’ancrage sur le territoire, de force de régulation… En cela, c’est extrêmement intéressant. Je vois deux aspects dans lesquels l’actionnariat populaire peut avoir des bénéfices : en termes d’accessibilité au spectacle sportif et en matière d’éducation. L’actionnariat populaire doit jouer ce rôle pour qu’il y ait une exemplarité des joueurs qui soit réelle. »

UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE
Julien Bainvel, Conseiller Municipal de Nantes, Conseiller Communautaire de Nantes Métropole
« Ce qui est intéressant dans la démarche d’A la nantaise, c’est que l’approche est réaliste et que l’objectif n’est pas de prendre les commandes du club mais d’avoir son mot à dire sur la question des valeurs. Les collectivités ont un rôle à jouer. Si un jour un repreneur se présente, la Ville doit faire le lien entre le repreneur et A la nantaise car la Ville est propriétaire des installations du Centre de Formation et du stade de la Beaujoire et donc elle pèse, elle a un pouvoir dans la négociation. Si on veut que le FC Nantes évolue de cette manière, qu’on soit les premiers en France à développer le modèle de l’actionnariat populaire, il faudra que les élus locaux pèsent de tout leur poids. »
 
INTERVENTIONS

Ronan Dantec, Sénateur
« Il est important, à travers l’action que porte A la nantaise aujourd’hui, de peser l’ensemble des questions qui sont sur la table : est-ce raisonnable qu’un club de football qui fait partie de l’histoire d’une ville puisse être vendu au gré des vents et des fortunes des uns et des autres ? Comment ce club participe à la cohésion sociale de la ville ? Ce débat n’est qu’à son début et il faudra le maintenir. Le premier enjeu, et A la nantaise est là pour ça, c’est de réussir à imposer que demain, dans le montage financier et dans la gouvernance de ce club, l’ensemble des tissus de la ville soit présent. Le tissu des supporters, avec l’actionnariat populaire, doit être présent : il s’agit d’une manière de désamorcer les tensions entre supporters et dirigeants du club. Les entreprises locales, c’est également une forme d’enracinement dans la vie de la Cité. Je trouve très intéressant le lien qu’A la nantaise a créé avec Platini et les instances européennes. Le football est dans une impasse, le crash financier est inévitable si on continue comme ça. Il faut qu’on ait des cadres pour qu’on redevienne raisonnable. Il y a une responsabilité des pouvoirs publics nationaux et européens. »
 
Jean-Luc Cadio, chef d’entreprise, Vice-Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nantes Saint-Nazaire
« Le football à Nantes manque, Nantes aujourd’hui est orphelin de son passé avec le FC Nantes. Avec A la nantaise et le Club Entreprises, on est là pour préparer l’avenir. Au moment de la cession à venir du club, il faudra que les entreprises, la Chambre de Commerce et tout l’environnement économique aident le nouveau repreneur. A la nantaise aujourd’hui, c’est 2000 adhérents. Ce ne sont pas les supporters qui vont diriger le club de demain, mais si l’investisseur est accompagné par les supporters et les 22 sociétés du Club Entreprises A la nantaise, il sera sécurisé. Surtout, et c’est pour ça qu’il faut qu’on se batte, A la nantaise doit avoir un poste représentatif au club et avoir un œil sur la gestion. Dans mon entreprise, j’ai des cadres au capital et je ne trouve pas de problème à ce qu’ils aient un droit de regard sur la vie de ma société, cela sécurise tout le monde. La Chambre de Commerce et moi-même nous continuerons à aider A la nantaise et son Club Entreprises, pour bâtir les véritables fondations du FC Nantes de demain. »
 
Jean-Pierre Clavier, professeur des facultés de droit
« Ce que chacun peut comprendre, c’est que les idées d’A la nantaise sont des idées dans l’air du temps. Le projet est viable, fait naître des débats et mobilise sur des sujets qui ne concernent pas uniquement le football, mais qui sont des sujets de société. En France, le terrain est vierge mais il n’y a aucun obstacle juridique. L’actionnariat populaire est une réalité partout sur le continent : de très nombreux clubs de l’élite ont été sauvés ou promus à la réussite par cette formule en Grande-Bretagne, en Italie, en Belgique et en Allemagne. Rêvons à cette évolution : l’actionnariat populaire en France dans un club de football. Désormais, toutes les conditions sont réunies puisque toutes les forces vives sont rassemblées : acteurs du monde sportif, du monde économique et du monde politique. Nantes avait inventé le jeu à la nantaise, elle innove à nouveau avec l’actionnariat populaire à la nantaise, gage de transparence financière, de citoyenneté active et de bonne gouvernance du football moderne… »




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