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Écologie et Mode de vie au cinéma de Châteaubriant


Rédigé par Châteaubriant Actualités le Lundi 26 Mars 2018 à 16:49 |

Avec l’arrivée du Printemps, Émeraude Cinéma est ravi de présenter une programmation gourmande dans le cadre du cycle Écologie & Mode de Vie qui se déroule du 28 mars au 10 avril à Châteaubriant.


Au programme :

Futur d'Espoir : jeudi 29 mars à 20h, en présence de deux producteurs de l’AMAP Le Panier de la Mée, Norbert Depaire, vigneron dans le Bordelais & Jean-François Hervé, producteur de pommes à Ruffigné (la soirée se terminera par une dégustation de leurs produits)

Chacun de ses deux producteurs a notamment perdu une grosse partie de sa production en avril 2017 à cause du gel. Comment faire face à ce type de calamités ? Est-ce plus fréquent ? Comment s’en prévenir ?

« Guillaume Thébault est allé à la rencontre de celles et ceux qui font vivre la souveraineté alimentaire. Il faut lui dire bravo, son film intelligent va participer à l’éveil des consciences », nous dit Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial du droit à l’alimentation pour l’ONU. A tout juste 17 ans, Guillaume prend sa caméra et filme un économiste (Serge Latouche), un disciple gandhien (Rajagopal Puthan Veetil), un botaniste et écrivain (Gilles Clément), des maraîchers bio, une gardienne de semences, etc. A travers ses témoignages et sa sensibilité, il montre à la fois les problèmes qu’il ne faut pas nier, mais surtout les possibilités qui existent pour changer les choses. Car, malgré les conséquences déjà dramatiques, il est encore possible de freiner la machine et de lui faire emprunter une route plus praticable que celle qu’elle est en train de suivre.
 

Futur d'espoir (1h34)

Réalisé par Guillaume Thébault

Synopsis : À 17 ans, Guillaume part en quête de solutions alternatives à une problématique de notre époque : l’agriculture intensive. De Paris à Genève, en s’arrêtant dans les campagnes environnantes, le jeune homme construit sa propre opinion sur l’agriculture en s’attachant à souligner ce qui va bien. Riche des témoignages des 15 personnes qu’il rencontre, Guillaume nous propose un futur plein d’espoir.

Nul Homme n'est une Ile  : en avant-première le mardi 3 avril à 20h

Ancien critique de cinéma aux Inrockuptibles, Dominique Marchais a réalisé Lenz Echappé en 2003, court-métrage librement adapté de la nouvelle de Georg Büchner. Depuis plusieurs années, il travaille sur les relations entre paysage et politique à travers la forme du cinéma documentaire. Le temps des grâces, état des lieux sur la modernisation agricole, constitue le volet « histoire » d’un travail sur la France rurale contemporaine dont La ligne du partage des eaux, en s’inscrivant dans le bassin versant de la Loire pour dépeindre un certain état du paysage français, est le volet « géographique ». Son nouveau long-métrage, une forme de réponse à son précédent film, s’interroge sur la manière dont un paysage est produit et par quels acteurs. Le paysage devient ainsi une question éminemment politique. En allant d’un collectif et d’un paysage à l’autre, Nul Homme n'est une Ile nous laisse entrevoir la gouvernance de demain, fondée sur la conviction que l’intelligence collective existe, que l’interdisciplinaire et la souplesse intellectuelle sont possibles. Je vous invite vivement à découvrir ce film d’une douceur et d’une beauté très touchante.

Nul Homme n'est une Ile (1h36)

Réalisé par Dominique Marchais

Synopsis : ...« chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » Nul Homme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement. Des agriculteurs de la coopérative le Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des Alpes suisses et du Voralberg en Autriche, tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le local serait-il le dernier territoire de l’utopie ?

L'intelligence des arbres : jeudi 5 avril à 20h en présence de Samuel Legrais, conseiller agroforestier

Un hymne au monde végétal, didactique, fascinant, qui plaide en faveur du respect du vivant. Ce beau documentaire aussi savant que poétique déclenche en nous l’envie de se ressourcer, un film à ne pas rater.

L'intelligence des arbres (1h20)

Réalisé par Julia Dordel, Guido Tölke

Synopsis : Un forestier en Allemagne, Peter Wohlleben, a observé que les arbres de sa région communiquent les uns avec les autres en s'occupant avec amour de leur progéniture, de leurs anciens et des arbres voisins quand ils sont malades. Il a écrit le bestseller "La Vie Secrète des Arbres" (vendu à plus d'1 million d'exemplaires) qui a émerveillé les amoureux de la nature. Ses affirmations ont été confirmées par des scientifiques à l'Université du "British Columbia" au Canada. Ce documentaire montre le travail minutieux et passionnant des scientifiques, nécessaire à la compréhension des interactions entre les arbres ainsi que les conséquences de cette découverte.

Être plutôt qu'avoir :  dimanche 8 avril à 17h30 en présence de la réalisatrice Agnès Fouilleux

Après Smal is beautiful et Un aller simple pour Maoré, Agnès Fouilleux revient avec un nouveau documentaire qui aborde la question de l’éducation sur un plan politique et sociétale. A une époque où la place du marchand et du virtuel est de plus en plus écrasante, alors que l’école ne sait plus transformer les rêves d’enfants en projet de vie, elles pourraient ouvrir un nouveau chemin à ceux qui deviendront les citoyens de demain. Car, comme disait Nelson Mandela, «  l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Très documenté et construit, le film invite à réfléchir et à agir !

Être plutôt qu'avoir (1h28)
Réalisé par Agnès Fouilleux

Synopsis : Plus d’autonomie, de coopération, d’égalité, de relation avec les autres et avec la nature, voilà ce que proposent les pédagogies actives. Inventées il y a plus d’un siècle par des pionniers, Montessori et Freinet en tête, elles remettent en question un modèle dominant façonné par l’histoire.

Sugar Land : lundi 9 avril à 20h, projection suivie d’un échange

Sugar Land (1h30)

Réalisé par Damon Gameau

Synopsis : Le sucre est partout ! Toute notre industrie agroalimentaire en est dépendante. Comment cet aliment a pu s’infiltrer, souvent à notre insu, au cœur de notre culture et de nos régimes ? Damon Gameau se lance dans une expérience unique : tester les effets d’une alimentation haute en sucre sur un corps en bonne santé, en consommant uniquement de la nourriture considérée comme saine et équilibrée. A travers ce voyage ludique et informatif, Damon souligne des questions problématiques sur l’industrie du sucre et s’attaque à son omniprésence sur les étagères de nos supermarchés. Sugar Land changera à tout jamais votre regard sur votre alimentation.

 JEAN ZIEGLER, L’OPTIMISME DE LA VOLONTE : en avant-première le mardi 10 avril à 20h

Mais qui est ce Jean Ziegler ? Jean Ziegler est l’auteur de plusieurs livres sur la mondialisation et sur ce qu’il considère être des crimes commis au nom de la finance de marché mondiale et du capitalisme, condamnant en particulier le rôle de la Suisse. Il s’oppose à la théorie libérale économique, qui justifie l’existence des riches par leur rôle dans la redistribution des richesses. Il critique fortement l’action du FMI, qui conditionne ses aides financières à des plans d’ajustement structurels, qui supposent notamment la privatisation des services publics, conduisant souvent, selon lui, à leur dégradation avec des conséquences tragiques sur la santé publique et l’alimentation dans les pays les plus pauvres. Enfin, il accuse les États-Unis (« l’empire américain contre la démocratie planétaire ») d’être le bras armé des entreprises multinationales. Il insiste sur la spécificité de la politique étrangère des États-Unis, et leur refus de nombreuses conventions internationales (Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, contre la sanction judiciaire des crimes de guerre - Convention de Rome, 1998, contre le concept de droits économiques, sociaux et culturels - Conférence de Vienne 1993).

« J’ai senti très vite que le film allait s’articulait autour de quatre piliers : l’histoire de Jean Ziegler, les questions spirituelles et existentielles, la confrontation au réel et la dimension internationale, c’est-à-dire son combat, sans doute le plus pertinent, contre ce qu’il appelle l’oligarchie du capital financier. Sans les Nations Unies, on aurait été face à un homme qui n’aurait rien fait, à part penser et écrire. Le film devait comporter cet aspect fondamental de Ziegler en tant qu’homme d’action », Nicolas Wadimoff.

JEAN ZIEGLER, L’OPTIMISME DE LA VOLONTE (1h36)

Réalisé par Nicolas Wadimoff

Synopsis : En 1964, le Che demanda au jeune Jean Ziegler de rester en Suisse pour lutter depuis le « cerveau du Monstre capitaliste ». Par la suite, comme écrivain, professeur, député et collaborateur de Kofi Annan, l’homme n’a eu de cesse, à travers ses livres et ses discours, de fustiger les injustices, le pouvoir des oligarchies capitalistes et les responsables de la faim dans le monde. Aujourd’hui, à l’âge de 82 ans, ses livres se vendent dans le monde entier et il se bat encore, au sein de l’ONU, pour honorer sa promesse au Che. Son retour à Cuba prend des allures de confrontation entre sa pensée et le destin de cette nation qu’il considère comme matrice des forces anticapitalistes. C’est un dialogue entre réalité et symbolisme : quel futur pour l’anticapitalisme ? Ziegler fait-il partie de vainqueurs ou des perdants face au « Monstre » ?



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