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La Préfète aux champs


Article publié par Châteaubriant Actualités le Vendredi 26 Janvier 2018



Nicole Klein à la rencontre des opposants ce vendredi © F.Dubray Pool Presse
Nicole Klein à la rencontre des opposants ce vendredi © F.Dubray Pool Presse
La préfète avait promis de venir constater elle-même que la route des chicanes avait été nettoyée. Elle est arrivée vers 10 h sous haute protection de la gendarmerie dans un véhicule blindé, accompagnée de Richard Lizurey, directeur de la gendarmerie nationale et de quelques membres du GIGN, et le renfort d'un hélicoptère. La venue de Nicole Klein n'est pas du goût de tout le monde, des zadistes avaient disposé des panneaux " passage de préfète"  "Barricades Pré-faites". Un groupe a même  baissé le pantalon montrant  leurs fessiers au passage du véhicule de la représentante de l’État.
Cependant, la route reste interdite, tant que l’arrêté préfectoral interdisant la circulation sur la D281 n’est pas levé.

La préfète a même trinqué dans un gobelet tagué "Non à l'aéroport " un verre de jus de pommes avec certains des opposants historiques de l’Acipa et de Copains 44.
L’État peut prendre en charge le coût des travaux, à condition qu’ils se fassent à moindre prix.
Fermée durant cinq ans, la route nécessite des travaux de remise en état, dont le coût, d'après la Préfète, se monterait à 600.000 € ( Philippe Grosvalet parlait lui d'un million d'€). Sans fixé de délai, Le président du département parlait de six semaines de travaux seraient nécessaires pour rendre la route à la circulation.

Ce samedi 27 janvier, Elisabeth Borne, ministre des transports rencontre les élus. Dès 8h20, Philippe Grosvalet, président du département, Christelle Morançais, présidente du conseil régional, Johanna Rolland  la maire de Nantes, Jean-Claude Lemasson, maire de Saint-Aignan de Grandlieu, Martine Le Jeune, maire de Bouguenais, ainsi que la direction de l’aéroport. Elle se rendra à l’aéroport Nantes-Atlantique. L'après-midi, à 15h30, elle rencontrera les élus rennais lors d'une réunion en préfecture.

Un communiqué de l'Acipa

©F.Dubray/Pool Presse
©F.Dubray/Pool Presse
Fermée par les autorités dans le cadre du projet d’aéroport en 2013, cette route a été ré-ouverte par le mouvement dans la foulée. Aujourd’hui, l’ensemble du mouvement a fait le choix de la transformer pour la rendre plus accessible à nos voisins et aux riverains des bourgs alentour.

Pour que tous puissent y circuler tranquillement, il y a d'ores et déjà des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos amis tritons, salamandres et autres habitants du bocage. Nous portons ceci collectivement, et collectivement nous pourrions revenir sur cette décision si des menaces d’expulsion venaient à se concrétiser, en refermant cette route et les autres traversant la zad.

C’est un engagement fort que nous renouvelons ensemble pour défendre l'avenir de la zad. Un chantier collectif a été organisé pour cela à partir du 22 janvier, il est aujourd'hui terminé. Cette route était et restera un des symboles de notre résistance commune, et c’est tous ensemble que nous mettons en œuvre son usage partagé, pour l’avenir de la zad, puisque qu’il n’y aura pas d’aéroport. Nous appelons à un très large rassemblement sur la zad, le 10 février, pour enraciner l'avenir de ce territoire et fêter l'abandon du projet.

Mécontent, Bruno Retailleau le fait savoir dans un communiqué.

À Notre Dame des Landes, non seulement les élus ont été désavoués, les zadistes confortés et la préfète humiliée ce matin au cours de sa visite, mais le Gouvernement a enfumé tout le monde en affirmant qu'il ne pouvait pas procéder à l'évacuation en période hivernale.

La législation est en effet très claire sur le sujet : selon l'article L 412 du Code des procédures civiles, l'Etat, propriétaire de la plupart des terrains occupés illégalement, pouvait tout à fait demander au juge l'autorisation d'expulser même en période de trêve hivernale, au motif que les occupants sont entrés "par voie de fait" sur la ZAD. C'est notamment sur ce motif que la Cour d'Appel de Douai avait autorisé l'expulsion de migrants qui squattaient un site industriel.

L'Etat doit arrêter de se cacher derrière le droit pour masquer son manque de courage. Et procéder à l'évacuation dans les plus brefs délais.


 




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