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Rénovation du patrimoine architectural des Pays de la Loire


Article publié par Châteaubriant Actualités http://www.paysdechateaubriant.fr le Mercredi 13 Mai 2009

La Cathédrale de Nantes, la Cité Radieuse à Rezé, l'église St Jean de Béré à Châteaubriant, bénéficient du plan de relance économique de l'Etat pour leur rénovation. Une série d'aide en faveur du patrimoine des Pays de la Loire.



St Jean de Béré ( Photo G. Massard)
St Jean de Béré ( Photo G. Massard)
Le 2 février 2009, le comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT) a validé les mesures du plan de relance de l’économie, soit un montant total de 26,5 Milliards € au niveau national, ainsi que sa déclinaison territoriale.
Le secteur culturel bénéficie du plan de relance à hauteur de 100M€ pour 2009.
Les crédits se répartissent, au niveau national entre autorisations d'engagement (66M€) et crédits de paiement (64M€)
Ce budget permet de lancer ou d'accélérer un grand nombre de chantiers de restauration de monuments historiques sur l'ensemble du territoire national et de réduire les délais de réalisation de plusieurs projets d'investissement.
Les Pays de la Loire bénéficient, quant à eux, d'une enveloppe de 4,91M€ en crédits de paiement.
Les opérations retenues dans la région respectent les critères définis au plan national, à savoir, l'impact immédiat sur l'activité des PME, l'équité territoriale, la capacité à réaliser et à payer les travaux dans l'année.
Elles concernent d'une part les monuments historiques (2,41M€), qui se répartissent entre patrimoine des petites communes, grands monuments et cathédrales, d'autre part la création et la rénovation d'équipements culturels (2,50M€) avec des projets tels que La Fabrique à Nantes et la mise en conformité du théâtre Graslin pour l'Opéra.
A ces crédits s’ajoutent au titre du plan de relance les enveloppes destinées aux monuments historiques et gérées par la caisse nationale des monuments, notamment la restauration du Château d'Angers
Les monuments historiques en Pays de la Loire concernés par le plan de relance

Cathédrale de Nantes (44)
600 000 €
Début des travaux, mai 2009
Cathédrale du Mans (72)
900 000 €
Début des travaux, juillet 2009
Eglise de Béré, Châteaubriant (44)
136 500 €
Début des travaux, octobre 2009
Château, Sainte-Suzanne (53)
100 000 €
En cours d'exécution,
fin des travaux juin 2009
Cité radieuse, Rezé (44)
220 000 €
En cours d'exécution,
fin des travaux octobre 2009
Château, Sablé-sur-Sarthe (72) - BNF
450 000 €
En cours d'exécution


La Cathédrale de Nantes ( Photo Jan-Luc Martin, DDE)
La Cathédrale de Nantes ( Photo Jan-Luc Martin, DDE)

Historique des travaux de restauration de la Cathédrale

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes est un édifice dont la construction s'est étalée sur plus de dix siècles. Elle a en effet été reconstruite partiellement à plusieurs reprises entre le XIIe et la fin du XIXe siècle, époque de son achèvement définitif.
Le noyau originel de l'édifice actuel, la crypte romane, remonte en effet à l'antique cathédrale du Xe siècle sur laquelle est bâtie à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe, par l'évêque Benoît de Cornouaille, le chevet roman dont les quelques éléments connus et les gravures du XIXe siècle nous donnent une idée suffisante pour estimer qu'il s'agissait d'une église à coupole, d'un type proche de celui de l'abbatiale de Fontevrault. Cette cathédrale romane, dont on peut voir quelques vestiges conservés au Musée Dobrée, à Nantes, est partiellement détruite par un incendie survenu en 1415, après quoi, le duc Jean V et l'évêque Jean de Malestroit en entreprennent la reconstruction, en édifiant dans un premier temps un nouveau clocher à la croisée du transept, puis, en 1434, l'ensemble du massif occidental et de la nef,
sous la conduite de l'architecte Mathelin Rodier, chantier qui se termine vers 1485 à la hauteur du transept.
La construction de la cathédrale ne reprend qu'en 1508 par la dernière chapelle au sud de la nef, pour s'interrompre à nouveau en 1520. Il faut ensuite attendre le règne de Louis XIII pour que soit poursuivi le voutement de la nef et le croisillon sud du transept.
La cathédrale reste inachevée et, à la Révolution, c'est un édifice hybride conservant des parties romanes entourées de parties gothiques de différentes époques. Ce n'est qu'au XIXe siècle, à partir de 1835, que le monument est augmenté d'un croisillon de transept au nord, faisant pendant à celui édifié au sud dans le courant du XVIIe siècle, et d'un chevet à déambulatoire et chapelles rayonnantes après démolition de l'ancien chevet roman, la crypte seule étant conservée.
Trois architectes successifs sont appelés sur ce chantier exceptionnel : les nantais Saint-Félix Seheult jusqu'en 1848, puis son confrère Nau jusqu'à sa mort en 1865, puis Eugène Boismen jusqu'en 1884. Le parisien Sauvageot élève de Viollet-le-Duc, conduit l'achèvement de ce chevet, conçu dans le même style que celui de la cathédrale du XVe siècle, jusqu'à son ouverture au culte à Noël 1891.


Restauration de la Facade Est et de la Tour Sud

La cathédrale est l’église épiscopale du diocèse et siège de l’autorité épiscopale. Depuis la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, les cathédrales sont propriétés de ce dernier - Ministère de la Culture et de la Communication- qui a en charge l'entretien du bâti et les travaux de restauration. Le clergé est affectataire des lieux.
Au XIXème siècle la façade occidentale n’a connu aucune restauration d’ensemble, car le grand chantier de l’époque est la construction d’un nouveau chœur à chapelles rayonnantes.
Au début du XXe siècle, une campagne de travaux est lancée en 1902, avec la reconstitution du gable du portail Saint-Pierre et de ses contreforts latéraux, dans le cadre d’un projet global de construction des gables des portails occidentaux ; mais ce projet ne sera que réalisé partiellement.
En 1944, ce sont les bombardements qui détruisent les chapelles méridionales du déambulatoire, la sacristie et les précieuses archives qu’elle contenait.
Enfin en 1972, le 28 janvier, un incendie ravage totalement la charpente et les toitures de l'édifice ; les tonnes d'eau déversées sur l'édifice endommagent les voûtes et les parements intérieurs de l'édifice qui font l'objet d'une importante campagne de travaux qui se terminera dans les années quatre-vingt.
Depuis plusieurs années, la façade occidentale présentait des signes importants de vétusté ;
les chutes de pierres en étaient la démonstration la plus visible et la plus dangereuse. Les parements étaient très altérés, les sculptures des portails présentaient de nombreuses micro-fissures et des signes de desquamation ; elles étaient également très encrassées et devenaient difficilement lisibles.
Ainsi, en 2000, a commencé un très important chantier de travaux qui s’est déroulé en trois phases :
- la tour sud qui était la plus dégradée –2000-2003
- la partie centrale de la façade-2003-2005
- la tour nord –2006-2008.
L'opération, qui débute actuellement, dans le cadre du plan de relance, constitue la dernière de restauration de ce massif occidental.
Elle concerne une façade peu visible mais relativement dégradée, car les parements de tuffeaux sont très altérés, les contreforts de la tourelle d'escalier sont fissurés et l'escalier avait été condamné. Cet état sanitaire avait justifié la mise en place, il y a plusieurs années, de pare gravois pour assurer la sécurité du public vis-à-vis d'éventuelles
Ce chantier d'un montant de 1 400 000 €, financé en totalité par l'Etat, dans le cadre du plan de relance, durera 16 mois.

La maitrise d'oeuvre est assuré par Monsieur Pascal Prunet, Architecte en Chef des Monuments Historiques, la maitrise d'ouvrage par la conservation régionale des monuments historiques de la Direction Régionale des Affaires Culturelles.
Les entreprises retenues
Maçonnerie pierre de taille
Entreprise LEFEVRE
44 – Sainte Luce
Entreprise LESURTEL
49 - Charzé-sur-Argos
Entreprise ATELIER DU VITRAIL 44 - Remouillé
Coordination, santé, sécurité
Bureau VERITAS
44 – Saint-Herblain



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