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Abattoir Sobeval : l’agrément retiré

Abattoir Sobeval : l’agrément retiré

Comme annoncé par communiqué de presse le 26 février, la direction générale de l’alimentation (DGAL) a diligenté une inspection de l’établissement Sobeval situé en Dordogne. La brigade
nationale d’enquêtes vétérinaires et un référent national abattoir ont réalisé une enquête sur site.

Les premiers éléments ont été transmis hier dans la soirée à la DGAL.

Un manque de maîtrise des conditions d’abattage des animaux

Les constats des deux experts nationaux mettent en évidence un manque de maîtrise des conditions d’abattage des animaux par les salariés de l’abattoir avec notamment des défauts deformation et de sensibilisation. Au vu de ces éléments, le Ministre a demandé au Préfet de suspendre l’agrément de cet établissement. La suspension sera levée une fois les actions correctives mises en place.

Par ailleurs, l’enquête administrative diligentée dans les services se poursuit, pour comprendre le processus d’information et de décision, ayant suivi la diffusion de la vidéo. Les éléments seront
disponibles sous 10 jours.

Le Ministère souhaite faire toute la transparence sur ce dossier. Il s’agit de garantir le respect des règles de sécurité sanitaire et de protection animale tout en préservant une activité économique cruciale pour nos élevages et les consommateurs.

Le 20 février 2020 abattoir Sobeval, mis en cause par une vidéo de l’association L.214 se défendait dans un communiqué :

L’entreprise SOBEVAL a pris connaissance de la vidéo diffusée ce jour par l’association L214, filmée au sein de son établissement, ainsi que du communiqué de presse de l’association l’accusant d’ «infractions multiples » et de « sévices graves envers des animaux ». Ces images montrent des séquences vidéo fractionnées, de différents processus d’abattage, y compris d’abattage rituel.

SOBEVAL est agréée par les autorités françaises pour ces méthodes d’abattage. Comme l’a souligné Monsieur le Préfet de la Dordogne dans son communiqué du 19 février 2020, non seulement « il n’y a pas de mise en évidence de non-conformité à la réglementation » dans les images filmées et diffusées par l’association, mais ces dernières « ne reflètent en aucun cas une souffrance ou un état de conscience de l’animal » non plus.

Ces allégations portent ainsi atteinte à l’honneur de SOBEVAL et de ses opérateurs formés et soucieux du respect de la protection animale.

Dans ce contexte, nous n’avons d’autre choix que de porter plainte pour diffamation publique contre l’association L214 conformément aux articles 29 et 32 de la loi du 29 juillet 1981 sur la liberté de la Presse.

Par ailleurs, la DDCSPP va procéder à un visionnage approfondi des images pour s’assurer du strict respect de la règlementation. SOBEVAL s’engage bien évidemment à y coopérer pleinement.

« Veiller à la bonne application des lois, des réglementations et aux bonnes pratiques de nos employés en matière d’abattage d’animaux est notre priorité absolue. Les méthodes de travail de SOBEVAL sont en permanence contrôlées et évaluées par les autorités françaises. Nous travaillons quotidiennement pour que toutes les mesures soient prise Et pour améliorer durablement les processus d’abattage. »

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