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500 euros d’amende pour les décrocheurs

Les trois Décrocheurs du portrait présidentiel à la mairie d’Ancenis ont comparu ce jeudi au tribunal de Nantes.

500 euros d’amende pour les décrocheurs. C’est la réquisition du Parquet dans l’affaire des Décrocheurs de portraits d’Emmanuel Macron.

Nantes, jeudi 3 septembre 2020. Poursuivis pour vol en réunion et refus de prélèvement ADN, ils étaient accompagnés par plus de 115 personnes venues les soutenir. La journée de mobilisation pour la justice sociale et climatique s’est poursuivie à la Maison du peuple. Pendant ce temps, le procureur a requis 500€ d’amende pour vol en réunion et 300€ d’amende pour refus de prélèvement ADN. Le délibéré sera rendu le 17 septembre à 14h.

La journée de soutien a commencé dès midi. Les personnes mobilisées pour les décrocheurs et décrocheuses de portrait d’Ancenis, se retrouvaient pour un déjeuner sur le parvis des Nefs. Les citoyens et les citoyennes engagées pour la justice sociale et climatique ont ainsi pu échanger en amont de la mobilisation. Se rencontrer pour certaines, et partager un temps de convivialité sous le soleil nantais. La bonne humeur et la détermination étaient au rendez-vous.

A 13h, une déambulation festive s’est mise en marche jusqu’au Palais de Justice.

“Nous sommes tous décrocheurs de portraits”, “Résistance ! Désobéissance !”

Les voix de plus de 115 personnes s’élèvent en soutien aux trois prévenus en direction du tribunal.

Tous sont là pour réaffirmer leur soutien à Laurine Guyard, Gaëtan Jaguelin et Véronique Guyard, poursuivi.es pour vol en réunion et refus de prélèvement ADN.

Ils risquent 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Simplement pour avoir participé à une action de désobéissance civile non-violente. En l’occurrence, le décrochage du portrait du président Macron à la mairie d’Ancenis.

Cette action s’inscrivait dans la campagne Décrochons Macron visant à laisser un mur vide? Cela l’inaction sociale et climatique du gouvernement.

Lors de l’audience, Xavier Capet, chercheur en océanographie au CNRS et témoin dans le cadre de ce procès, rappelait que :

“Les conclusions du HCC sont sans équivoques. Elles confirment l’écart important, le hiatus, entre d’un côté, le niveau des actions engagées en matière de lutte contre le changement climatique, et de l’autre le niveau d’urgence climatique mis en évidence dans les rapports du GIEC et transcrit dans les objectifs de l’accord de Paris.”

L’occasion de faire le procès de l’inaction du gouvernement

Et de mobiliser pour la justice sociale et climatique. Ce vide politique que les décrocheurs d’Ancenis illustraient en mars 2019 est plus que jamais d’actualité. Le plan de relance du gouvernement, annoncé aujourd’hui, l’illustre parfaitement. Le soutien à la baisse des impôts de production sans condition, la construction de nouvelles infrastructures routières, l’investissements dans les agroéquipements pour l’agro-industrie. Au lieu de s’assurer que l’argent public n’alimentera pas la crise écologique et climatique. Le gouvernement vient encore une fois répondre aux demandes des lobbies climaticides.

En parallèle de l’audience, une vingtaine de personnes participaient à un atelier d’initiation à l’action non violente, en préparation des mobilisations à venir. Le 3 octobre, le GIGNV et Alternatiba Nantes organisent notamment une marche sur l’aéroport de Nantes.

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