Arthur H au Champilambart

Par Alain Moreau, le mardi 18 septembre 2018 — 2 minutes de lecture

Dans son dernier album, Amour Chien Fou, Arthur H nous entraîne dans son univers poétique. Tour à tour lent et nostalgique, rock et festif.

Arthur H , Une âme fantasque et bouillonnante, qui jette des sortilèges à la conquête de nos oreilles.

De sa voix rauque si reconnaissable, flirtant dans les aigus avec une émotion palpable, Arthur H est un acrobate qui nous touche. Il se dévoile, se met à nu, parlant merveilleusement des gens qu’il aime. Sur scène, il se définit lui-même comme homme de danse, de transe, d’intime, de cabaret, de music-hall futuriste, de chansons populaires et de chansons hors format, homme de mots, homme de son.

Chant / Piano : Arthur H
Chœur / guitare : Nicolas Repac
Batterie : Raphaël Seguinier

Un dixième album

Tout d’abord, cet album est double parce que Arthur H sait que nous sommes mélancolie et joie. Certainement chagrin et liesse. Enfin cet album est double parce que nous sommes celle ou celui qui aime danser pieds nus sur la moquette. Et puis nous sommes aussi celle ou celui qui regarde le ciel en écoutant des chansons qui font toujours frissonner et pleurer. Cet album est double parce que nous sommes «chien fou» et «loup doux» à la fois.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur H, Chien fou, son dernier albumMais surtout Amour chien fou est un disque d’amour, c’est écrit dessus, vous n’aviez pas loupé l’information, n’est-ce pas ?

Écoutez comme Arthur H parle merveilleusement des gens qu’il aime. Et il sait aimer les femmes, les amis, les frères, les sœurs. Autant les vaincus que les fantômes. Il pleure avec nous parce que continuer de vivre c’est voir mourir les siens, il pleure et il chante, et il ne cesse de nous faire danser.

Le disque a été imaginé pendant et entre les escales d’un tour du monde. Avant d’être mixé et masterisé à Montréal, cette ville du Grand Large, où monsieur H retrouve son souffle.  Ce dixième album  a été conçu et enregistré avec ses complices au cœur de Paris. Au cœur brûlant de l’été 2017, à la Maison de la Poésie. Arthur y a d’ailleurs retrouvé son compagnon de toujours Nicolas Repac, co-réalisateur, qui a amené avec lui sa cargaison de samples fantastiques et fantomatiques ainsi que ses guitares envoûtantes de griot blanc.