Châteaubriant

Châteaubriant : une centrale solaire qui ne tient pas ses promesses

Une centrale solaire qui ne produit pas ce qu'on nous avait promis. Pour 1,5 million d'euros, t'as plus rien...

Inaugurée en grandes pompes le 15 décembre 2017, la centrale solaire devait produire 900 Mwh par an. Dix-huit mois plus tard, elle arrive difficilement aux deux tiers. Comme tout ce que dit Alain Hunault. Le résultat est très loin des promesses.

Le 5 juin 2019,  journée mondiale de l’environnement, le compteur installé sur la centrale solaire indiquait 889 Mwh pour dix-huit mois de fonctionnement, soit une production mensuelle de 50 Kwh. 600 Kwh annuels, c’est bien 33% de moins qu’annoncés à grand coups de trompette. A ce rythme là, les prévisions sont à revoir. L’amortissement qui devait être sur 12 ans devra s’étaler sur plus que prévu.

Châteaubriant : une centrale solaire qui ne tient pas ses promesses

Depuis qu’il a tous les pouvoirs, Alain Hunault a l’habitude de faire la pluie et le beau temps sur le Pays de Châteaubriant. Pour des capteurs solaires, c’est un peu plus compliqué.

Il y a quelques années, il nous avait bien promis la plus grande centrale solaire de France, que dis-je d’Europe. La centrale solaire la plus sportive de France, et bien sûr, une centrale solaire amie des bébés. Tout cela gratuitement. Sans bourse déliée. On a entendu le maire de Châteaubriant le dire sur tous les tons  » Cela ne coûte pas un centime au contribuable » Manquerait plus que cela.

Catherine Ciron, première adjointe, quant à elle, s’est étalée dans la presse, pour nous expliquer que l’énergie solaire est une énergie gratuite. Bien sûr et la Marmotte…?

Bien qu’elle n’est concourt pas au prix Nobel de physique cette année, la première adjointe aurait pu se renseigner. Le coût moyen d’un Mw provenant du solaire est aux alentours de 142 €, prix 2019. A Châteaubriant on est à plus de 210 € hors coût d’entretien. La centrale solaire de Châteaubriant a couté 1,5 million d’euros et  si l’ADEME a contribué, c’est avant tout de l’argent public. Il a bien fallu que quelqu’un mette la main à la poche. Ils sont marrants ces élus qui fustigent les plus démunis les traitant d’ « assistés ».  Il sont champions de la demande de subvention à tous les étages.

A bout de souffle, Alain Hunault fait de la propagande

Il y a quelques semaines, le maire tout-puissant annonçait sur le site de propagande de la ville que  » La presse internationale parle du réseau de chaleur de Châteaubriant ».

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Sapristi, notre curiosité est dès lors aiguisée. Quels sont les titres internationaux de presse qui s’intéressent d’aussi près à notre charmante cité au point d’en faire un papier ?

En cherchant un peu, quelle déception. En guise de presse internationale, une publication française qui n’a même pas reçu l’agrément de la Commission des Parutions de Presse ( CPPAP). A sa tête un aventurier qui avait une entreprise  » Bionerg », entreprise radiée en juillet 2013. L’homme remonta dans la foulée  » Bioénergie Promotion », il y rajouta le mot International. Ça en jette, cela n’a rien d’officiel. Mais avec on peut attraper les gogos. Il s’agit donc juste d’une officine qui fait contre espèces sonnantes la promotion de ce que vous voulez.

Cette fois encore Alain Hunault prend les castelbriantaises et castelbriantais pour des imbéciles. Et en matière d’environnement à Châteaubriant, on est loin du cercle vertueux.

 

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