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La Daronne à Émeraude Cinémas

Le cinéma rouvre ses portes ce mercredi 16 septembre. Isabelle Huppert dans la Daronne, un film de Jean-Paul Salomé.

La Daronne à Émeraude Cinémas à Châteaubriant. Le cinéma rouvre ses portes le mercredi 16 septembre, après des vacances bien méritées. L’équipe d’Emeraude Cinémas Châteaubriant accueille le public avec une belle programmation.

1h 46min / Policier, Comédie de Jean-Paul Salomé
Avec Isabelle Huppert, Hippolyte Girardot, Farida Ouchani
Nationalité français.

La Daronne à Émeraude Cinémas et  plein de nouveaux films pour cette rentrée qui s’annonce riche en événements cinématographiques Tous les horaires des séances à Émeraude Cinémas Châteaubriant

Patience Portefeux est interprète judiciaire franco-arabe, spécialisée dans les écoutes téléphoniques pour la brigade des Stups. Lors d’une enquête, elle découvre que l’un des trafiquants n’est autre que le fils de l’infirmière dévouée qui s’occupe de sa mère. Elle décide alors de le couvrir et se retrouve à la tête d’un immense trafic ; cette nouvelle venue dans le milieu du deal est surnommée par ses collègues policiers « La Daronne ».

Une histoire personnelle

Jean-Paul Salomé confie que la romancière Hannelore Cayre s’est inspirée de l’histoire personnelle de ses propres parents pour La Daronne. « Hannelore a également mis pas mal d’elle-même dans le côté « anar de gauche » de son héroïne : quand, par exemple, à l’issue du pot organisé par la brigade, elle peste contre les dealers qu’on envoie « en stage de radicalisation pour trois grammes de shit « , c’est quelque chose qu’elle pourrait dire ! Elle a inventé l’histoire policière à partir de ce qu’elle a observé en tant qu’avocate pénaliste, ayant défendu pas mal de dealers. Elle connaît les rouages des procédures, les dialogues… D’ailleurs, c’est ce que j’aimais aussi dans le livre : la justesse d’observation d’un univers de petits et de gros dealers, et aussi de commerçants, certains issus de l’immigration chinoise, qui sont victimes de trafics ou brutalisés par des gros bras. J’aimais la façon dont Hannelore faisait parler chacun d’entre eux, de façon précise et inventive. »

Interprète judiciaire ?

Pour les besoins du film, Jean-Paul Salomé a rencontré deux interprètes judiciaires. « L’un nous a aidé à traduire le scénario en arabe – il connaissait notamment les termes utilisés par les dealers.

Et puis une femme, qui traduit le portugais, spécialisée dans ce qui vient du Brésil, des affaires de faux papiers, des trafics de cocaïne. Elle nous a montré comment elle travaillait, parfois en traduisant les écoutes téléphoniques chez elle. Il lui arrive de repasser en écoutant les bandes ! Les deux ont pu assister à des opérations policières comme l’interpellation au début du film. C’est un métier longtemps négligé. Les interprètes judiciaires étaient payés sur le budget « timbres et enveloppes » du Ministère de la Justice. Et ils ne cotisaient à aucune retraite. Cela n’a changé que très récemment… Cela justifiait que Patience soit inquiète pour son avenir ! J’ai aussi rencontré des flics de la brigade des stupéfiants. Pour voir comment ils travaillent avec les traducteurs, comment se passent les interrogatoires, les moments d’attente, les nuits d’écoute. Je leur ai fait lire des scènes, ils m’ont fait des remarques intéressantes. »

 

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