Châteaubriant

Le Slam, c’est jeudi à Châteaubriant

Salut à tous les écriveurs et écriveuses et à tous ceux qui savent écouter,

La prochaine session Slam aura lieu jeudi prochain, le 18 octobre 2018, à La Charrue, bien sûr, celle de Châteaubriant, à partir de 20h. 
C’est une scène libre, ouverte à tous, le moment de dire à tous, ces mots qu’on ne dit qu’à soi et tous les autres qu’on voudrait dire, un moment pour dire son monde, pour l’entendre résonner (raisonner?) dans la bouche des autres, un grand moment de liberté à partager. Et en plus on vous paie un verre !

Le Slam à la Charrue, c’est un jeudi par mois

On y dit ce qu’on veut mais pour ceux qui le souhaitent le thème proposé pour cette session est CHARPENTE, oui charpente, comme ossature ou squelette, comme on dit de quelqu’un qu’il est bien charpenté, ce qui nous tient, ce qui nous soutient, nous construit, comme un vin charpenté ou ce qui supporte la toiture ou encore char, pente et les anagrammes aperchent, écharpent, rechapent, repêchant… Enfin ce que vous voulez! 

Venez dire vos mots, pour guérir vos maux, vive le Slam

En plus il y aura la joute pour les rapides, à partir d’une vingtaine de mots du public, le cadavre exquis pour tous les joueurs… Et puis la joie, la bonne humeur et des mots
 
Voici d’ailleurs les dernières joutes, moins une que je n’ai pu déchiffrer (que l’auteur veuille bien m’en excuser!)
 
Les mots : construction, hibiscus, plaisir, amour, chouette, cadavre, bière, carabistouille, trou, fantasme, misère, mot, chaise, cabane, argile, boue, soleil, joie

Le Slam, historiquement poésie orale, urbaine, déclamée dans des espaces publics (la rue, les bars, les cafés, les théâtres ou le web). Le Slam n’est pas un genre, contrairement aux idées reçues, mais une tribune d’expression où les personnes sur scène sont pleinement libres de dire leur poésie dans la forme qu’elles désirent (parlé, chanté, rythmé ou non…).

 

Fantasme de jouer avec les mots

Une envie qui tourne à la misère
C’est le trou, pas de plaisir, sauf ma bière,
Je fais de la boue quand ça devrait être de l’argile.
C’est une construction, ça devrait être facile,
Carabistouille je vous dis, là, sur ma chaise,
Je galère comme un cadavre dans sa glaise.
Pourquoi ai-je quitté ma cabane, mon amour,
Je suis une chouette en plein soleil,
Pas de fleurs d’hibiscus pour moi,
Le texte me passe à côté, sans joie
J.M.                    ____________________
 
 
Chouette c’est la rentrée, le slam est reparti, c’est la joie dans les foyers
Assis sur une chaise ou bien debout
Une bière à la main, ou les pieds dans la boue
De mots en mots nous ferons des cabanes
Des constructions d’argile, de misère, d’hibiscus ou de platanes
D’immenses carabistouilles, où la tristesse sera cadavre
Des textes pleins de plaisir, d’amour et de larmes
Et d’échec en réussite, game over ou mat
Au fond du trou de mes fantasmes, c’est l’éclate
Un rayon de soleil éclaire les ombres
C’est la rentrée, c’est le slam
A.B.                      ____________________
 
 
Manu au pied d’argile
Comme tu es bien agile
Dans tes carabistouilles
Et tes mots pleins d’embrouilles
 
Ta cabane n’est qu’une
Construction sans contour
Sans soleil sans amour
Sans fantasme sans lune
 
Il faut boire à loisir
Comme des trous sans plaisir
Pour supporter encore
Tes curieux désaccords
 
En marche vers la joie
Tu te prends pour le roi
Bien assis sur ta chaise
Tu nous pompes et nous baises
 
Nos cadavres sont chouettes
Et nos vents sont exquis
Face à la girouette
De ton palais conquis
 
Et pour la mise en bière
De nos cache-misères
Les hibiscus remplacent
Les chênes aux glands salaces
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La construction de la joie passait par ma main

Le soleil regardait l’amour en boue de chagrin
Le fantasme se mirait dans l’origine du monde
Le plaisir filait et toutes ces bières immondes
L’argile embrumait mon esprit vagabond
Me renvoyant sans arrêt dans ce trou moribond
L’hibiscus me parlait d’un continent oublié
La boue peu à peu recouvrait le gibier
On dansait en même temps sur le cadavre de la misère
Une chouette du haut de sa cabane se figeait
Des carabistouilles d’amis et la poire se fendait
Et hop la chaise soudain s’est renversée
Et les mots de nos promesses inversés
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La misère de ce monde

Nous entraine parfois vers
Un plaisir d’amour, un plaisir des yeux,
Un fantasme, un trou noir
Parfois le soleil réchauffe
Et nous amène vers un moment de douceur ;
Assise près d’une construction, d’une cabane
Sur une chaise je prends le soleil
Mes doigts trainent sur le sol plein de boue et d’argile
Cette douce sensation me laisse pleine de joie.
L’odeur des hibiscus m’envahit
La nuit tombe ;
Carabistouille je ne vois plus rien.
J’entends le cri de la chouette
Le cadavre enterré dans la bière, hier, n’est pas très loin.
L’atmosphère devient lourde et étrange.
Je m’enfuis.
V.Q.                    ________________________
 
 

Chouette, les cadavres ponctuent l’horizon

Et moisissent au soleil comme de vulgaires étrons
C’est la télévision, celle qu’on aime pour de bon
Qui nous aime et nous prend pour des cons.
 
Quel plaisir cette bière au fond du canapé
On nous passe des carabistouilles qui nous laissent bouche bée
Le monde et ses misères, ah ! ça nous fait bander !
C’est la télévision, celle qu’on aime sans broncher.
 
Les mots du monde, les maux du monde, ah ouais !
Plaisir de bourge dans mon salon home video, ah ouais !
Ma cabane au Canada, pas de pollution, c’est cool, ah ouais !
Et mes fantasmes en boucle, 24 mensonges par seconde ah ouais !
 
Bien calé sur ma chaise dans ma solide construction
L’amour autour de moi, bisounours émotions
La joie, la joie, la joie nouvelle consommation
Un univers d’argile, colosse courant à sa destruction.
 
Et les hibiscus de mes rêves impossibles
Fleurissent dans la boue, chétifs submersibles
La télé est un trou, ç’aurait pu être une bible.

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