Châteaubriant

Une semaine de l’environnement qui pollue

A Châteaubriant, c’est une semaine de l’environnement qui pollue, qui se tient place Ernest Bréant, du lundi 3 au vendredi 7 juin 2019. Juste une mascarade. Ça a le goût de l’environnement, la couleur de l’environnement, mais c’est très loin de l’environnement. La Ville de Châteaubriant fait comme les multinationales. Elle dirige sa communication vers un positionnement écologique. C’est juste du Greenwashing.

Le but est juste de se donner bonne conscience et de tenter d’effacer les gabegies environnementales. Chaque jour la ville de Châteaubriant bétonne, comme à Choisel , goudronne,…Elle donne à tout va des permis d’étendre des zones commerciales. Elle construit des bureaux alors qu’il existe des milliers de m2 de bureaux vides à Châteaubriant. L’exemple du premier étage de la Poste en centre-Ville : 900 m2 totalement inutilisés. Lorsque l’on interroge le maire, il répond que cela ne coûte rien » C’est de la subvention »

Pourquoi avoir supprimé la voie cyclable qui mettait en sécurité les cyclistes devant le Centre Municipal des Sports ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas de plan de circulation économe en centre-ville ? Et les rues de Couëré et rue Basse elles seront interdites à la circulation en quelle année ? Ces questions regardent les usagers de ces rues, celles et ceux qui y vivent, mais aussi les touristes et les consommateurs. Pas seulement les commerçants.

La ville de Châteaubriant n’est pas à une contradiction près

À Choisel, le chemin creux qui le traverse a perdu de son charme. La Ville y dispose des réverbères et un réseau électrique. Outre que cela défigure ce joyau de nature, on comprend mal pourquoi l’illuminer. Surtout lorsque l’on sait le dégât que cela provoque sur la faune et la flore.

Une semaine de l’environnement qui pollue, c’est la construction place Ernest Bréant d’un vrai/faux jardin. Une vraie/fausse marre et dans des pots en plastique que l’on cache sous de la paille, un simulacre de jardin en permaculture.

Les organisateurs font très fort. Des espaces délimités avec d’anciennes traverses de chemin de fer. Ces traverses contiennent une huile très toxique et cancérigène. La créosote. Cette huile biocide était utilisée comme pesticide dans le traitement du bois. Elle est désormais interdite. Elle est toujours présente dans les traverses de chemin de fer au rebut. Il s’agit principalement d’hydrocarbures aromatiques polycycliques. Réseau ferré de France (RFF) s’interdit de mettre – directement ou indirectement – sur le marché de l’occasion, les bois traités.

L’Anses recommande en outre aux particuliers d’éviter tout contact avec les traverses de chemin de fer qui contiennent la créosote. Le règlement 528/2012 du Parlement européen en interdit formellement l’usage l’utilisation des produits biocides. L’utilisation des bois traités à la créosote est totalement interdite à compter du 23 avril 2019 . On retrouve chaque année ces mêmes traverses dans la construction des parterres de la Foire de Béré.

Les transports, cause principale de la pollution atmosphérique

Toutes les études montrent qui est essentiel de densifier les villes et de cesser de manger de la terre agricole.

La semaine de l’environnement à Châteaubriant a lieu place Ernest Bréant. Au début des années 2000, Alain Hunault enlève le rond-point devant l’Hôtel de Ville. Le maire pond une réglementation qui oblige les automobilistes au contournement de la mairie. Et ainsi faire inutilement 400 mètres de plus. Cette distance, qui semble faible, est à multiplier par le millier de voitures qui passe chaque jour. Résultat : Pas moins de 400 kms inutiles chaque jour en plein centre-ville avec son lot de pollution et de gaz toxiques émis. Pour rien.

Les services de la préfecture ont retoqué la présentation du PLU ( Plan local d’Urbanisation) qu’Alain Hunault présentait fin novembre 2018. Le commissaire enquêteur reçoit en mairie jusqu’au 7 juin 2019 les observations des habitants concernant la révision du PLU.

Le maire-notaire consomme des terres agricoles, encore et toujours un peu plus. La Chambre d’Agriculture qui émet un avis réservé sur la révision du PLU obtient aujourd’hui un projet stupide. Alain Hunault désirait planter un champ de capteurs solaires à la Caillerie. Cela ne se fera pas.

Bien sûr à moins d’une année de l’échéance électorale municipale, on va nous sortir du chapeau des projets, couteux. Année électorale, année des promesses.

C’est bien une semaine de l’environnement qui pollue jusqu’au 7 juin à Châteaubriant.

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