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Wild West Women, un western à la Grange-Théâtre

Charlotte Bornfree, Rose Wise et Sally Davis sont issues de milieux différents mais ont en commun cette particularité peu enviable d’être entravées dans leur liberté : l’une est esclave dans une plantation, l’autre esclave domestique en ce sens qu’elle est tyrannisée tant moralement que physiquement par son époux qui lui refuse tout accès à la culture, et la dernière est esclave sexuelle. Et parce qu’elles décident un jour de bousculer le cours de leur vie, elles n’auront d’autre choix que de partir vers l’Ouest en quête de liberté.
C’est lors de leur fuite, en mai 1851, qu’elles se rencontrent et que, en dépit de multiples désaccords, elles finissent par partager un même chariot le long de l’Oregon Trail (la piste des pionniers). Cette traversée de l’Amérique d’Est en Ouest est loin d’être de tout repos. Traquées par leurs tortionnaires, moquées souvent, attaquées parfois, elles ne baisseront jamais les bras et continueront leur périple vaille que vaille.

Wild West Women a donc pour but de représenter un moment de l’histoire de l’Amérique du point de vue des « petites gens ». Et si les personnages relèvent de la pure fiction, à quelques exceptions près, le projet s’inspire de faits véridiques et s’inscrit, du côté romanesque, dans l’esprit des écrits de l’historien Howard Zinn. Ainsi Sojourner Truth, ancienne esclave enfuie d’une plantation et très impliquée dans le « chemin de fer clandestin » a inspiré le personnage de Charlotte. Tout comme Lucy Stone, abolitionniste et féministe américaine – première femme a avoir été reçue à l’Université d’Oberlin – est à l’origine du personnage de Rose.

Quant à la piste de l’Oregon, elle constitue une sorte de parcours initiatique pour nos trois protagonistes. Longue de 3200 km, cinq à sept mois sont nécessaires aux pionniers pour atteindre le Pacifique. Si, entre 1834 et 1839, vingt migrants seulement empruntent la piste de l’Oregon, en 1851 – date à laquelle se déroule notre western – 3 600 migrants la fréquentent.

La Grange-Théâtre, Thourie.
Mercredi 21 mars à 18 h
“Wild West Women”,
Par la Cie Solentiname et le Théâtre de l’Ecrou.

Texte : Caroline Le Forestier / mise en scène : Augustin Bécard /
avec : Catherine Bussière, Jacqueline Corpataux /
bruiteuse : Caroline Le Forestier
Tout public /15€ -18€ / Durée : 4h /
Repas à l’entracte, 12€ sur réservation.

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