Environnement

La Marche d’Après : 1800 personnes à Nantes

La Marche d’Après réunissait femmes et hommes soucieux du climat, ce dimanche à Nantes. Un grand mouvement social pour redessiner la justice climatique et sociale.

La Marche d’Après : 1800 personnes à Nantes, ce dimanche 9 mai 2021 – 115 000 participants se réunissaient pour la Marche d’Après partout en France. Il étaient plus de 1800 à Nantes pour dénoncer une nouvelle fois le manque d’ambition de la loi « Climat et résilience » et construire, ensemble, un avenir juste et soutenable. 160 marches étaient organisées, rassemblant un front large, écologique et social. L’incapacité des décideurs à répondre à l’urgence climatique est actée, désormais l’Après sera bâti collectivement, avec ou sans eux.

730 organisations signataires de l’appel répondaient présentes. Alternatiba, CliMates, Together for Earth, GIGNV, YFC, Greenpeace, Extinction Rébellion, LDH, Virage Energie Climat Pays-de-la-Loire, Attac 44.  Ces organisations  défilaient aux côtés des citoyens et des membres de la Convention citoyenne pour le climat. Dans toute la France, les manifestants actaient l’échec de la loi climat orchestré par le gouvernement et construisaient l’Après. Plus de 163 villes organisaient des marches principalement en France mais également en Belgique, au Luxembourg et outre-Manche.

À Nantes, plus de 1800 personnes étaient présentes pour clamer leur désaveu. Le cortège est parti à 14h30 heures du miroir d’eau. Les manifestants marchaient déterminés et dans la joie aux côtés des fanfares, qui performaient tout au long du parcours, jusqu’au flashmob final.

L’engouement pour construire l’Après, dès aujourd’hui !

“Merci la loi climat, Nantes aura bientôt vue sur la mer”, voici ce qu’on peut lire sur les pancartes. Cette participation des citoyens transmet un message d’alerte au gouvernement. Ils veulent apporter une réponse ambitieuse à l’urgence climatique et sociale face à un gouvernement qui n’écoute pas la volonté démocratique. Après tous ces mois de mobilisation citoyenne sur la loi climat, aucune mesure concrète de régulation de l’activité économique des secteurs les plus polluants n’a été prise. Alors qu’il s’agit d’une étape indispensable pour baisser les émissions de gaz à effet de serre.

“Quand je serai grand.e, je voudrais être vivant.e !”, retrouve-t-on sur de nombreuses pancartes. Alertes, ultimatum, humour, expertise : rien n’aura fait changer d’avis, ni le gouvernement, ni la majorité parlementaire sur l’urgence de renforcer l’ambition des mesures de la loi climat. “Il n’y avait que des paroles et des promesses, on n’a jamais été écouté.e.s… Là où les 150 n’ont pas de poids, 60 millions en ont !” rappelle Vita Evenat, membre de la Convention Citoyenne pour le Climat, en citant les paroles de Geronimo.

Climat, Culture et Citoyenneté : CCC en danger !

Cette marche démontre la capacité du mouvement climat à rassembler les citoyen.ne.s dans un cadre de non-violence. Mais également à porter des revendications communes avec d’autres mouvements, malgré l’opposition intransigeante de la préfecture. Ces revendications se centrent autour de l’idée que climat et justice sociale sont intrinsèquement liés. Il faut donc mettre en place des mesures sociales et écologiques pour construire un avenir soutenable, dès à présent.

À Nantes de nombreux collectifs, associations opèrent déjà à leurs échelles pour la transformation du territoire. A l’exemple de la Base de Nantes, ou l’outil transiscope en pays nantais, que l’on consulte en ligne. D’autre part, il est encore temps de mobiliser les sénateurs et sénatrices sur ce projet de loi avec la campagne https://www.greenvox.org/ ou d’aller rencontrer les élus locaux afin de mettre en place les mesures de la Convention Citoyenne pour le Climat sur les communes.

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