Loire-Atlantique

Le vélo dévoile son plan

Le Gouvernement présente son plan vélo. Il a pour objectif de multiplier par trois l’usage du vélo, pour atteindre 9 % des déplacements en 2024, année des Jeux olympiques.

Le vélo a de nombreux avantages pour les utilisateurs et la collectivité. Non-polluant, peu coûteux, accessible à tous et bon pour la santé. La France doit aujourd’hui remettre ce mode de transport au cœur des mobilités.

La place du vélo est encore modeste en France

Entre les années 1970 et les années 2000, le vélo avait le statut de mode de déplacement (10 % des trajets domicile-travail dans les années 1970). A l’heure actuelle, il est en premier lieu, un mode d’activité de loisir ou de pratique sportive.

Depuis la fin des années 1990 l’usage du vélo connaît un regain d’intérêt. Sa part dans les déplacements reste très faible. Elle est environ de 3 % à l’échelle nationale. Elle positionne la France au 25ᵉ rang dans l’Union Européenne où l’usage du vélo dépasse les 7 %. Seuls 2 % des actifs utilisent le vélo pour se rendre sur leur lieu de travail. Les déplacements domicile travail étant souvent plus longs que les autres déplacements quotidiens. La voiture conserve une place prépondérante dans les trajets domicile-travail. Même pour des distances inférieures à 5 km, pourtant souvent bien plus pertinentes à vélo. En France, le dynamisme que connaît la pratique du vélo reste cantonné aux centres-villes. Et ce, que dans certaines grandes agglomérations où la part modale dépasse parfois les 10 % (Strasbourg, Bordeaux, Grenoble…).

Le Plan vélo, vise à confirmer ces dynamiques locales. Étendre l’usage du vélo au-delà des territoires et des catégories de population qui en bénéficient actuellement.

Les 5 avantages du vélo pour les cyclistes et la collectivité

1. La santé par la pratique du vélo

La pratique du vélo prévient les pathologies comme l’obésité. Mais également le diabète ou les maladies coronariennes que causent une activité physique insuffisante. Elle améliore aussi la qualité de l’air quand elle se substitue à l’usage de transports à moteur. Grâce à une augmentation nette de l’activité physique, l’impact en termes de santé publique est très positif. De plus, certaines études montrent que la pratique du vélo pour les trajets domicile-travail permet une diminution sensible des arrêts maladie. Pour les trajets domicile école, l’utilisation du vélo augmente la capacité de concentration des élèves. Ces gains pour la santé sont largement supérieurs aux risques encourus par les cyclistes. Comme l’accidentalité et l’exposition à la pollution dans les zones urbaines.

2. La transition écologique et énergétique

Le vélo offre une alternative pertinente à la voiture. Il apporte une contribution significative à la réduction des émissions de CO2 et de polluants atmosphériques. Dans les zones denses, il permet par ailleurs d’alléger la charge sur les transports en commun. Ce mode de transport est trop souvent fortement sollicité aux heures de pointe.

3. L’attractivité des villes

Outre la limitation de la pollution de l’air et des nuisances sonores, l’usage du vélo permet de libérer des espaces publics.  Il améliore la qualité de vie en diminuant la congestion et rend dynamique le commerce de proximité. Pour les trajets inférieurs à 5 km, qui représentent près de 60 % de nos déplacements, la part de la voiture représente près de 50 %. Alors que l’utilisation du vélo est plus pertinente parce que rapide et fiable en termes de temps de trajet.

4. L’accès à la mobilité pour tous au moindre coût

Le vélo est le moyen de transport le plus économique. Effectivement, son coût est très faible,  au regard  des 40 centimes/km pour la voiture. Par ailleurs, il représente un coût pour la collectivité très inférieur aux autres modes de déplacement. Il est à noter que le coût complet des transports en commun est de l’ordre de 45 centimes/km. Les innovations multiplient les usages du vélo. Les vélos à assistance électrique permettent de réduire les difficultés liées au relief. Ils suppriment le frein à la distance et à la condition physique.

Les vélos-cargos sont une alternative à l’utilisation de véhicules utilitaires légers en centre-ville. Ils ouvrent de nouvelles possibilités en matière de logistique urbaine. Dès lors qu’on les adapte, ils peuvent être des aides aux personnes handicapées. Enfin, les locations de vélos de courte, moyenne ou longue durée, vélos en libre-service et les modèles d’entrée de gamme contribuent à baisser le coût de la pratique du vélo. Grâce à ses performances et à ces innovations, le vélo constitue donc un outil clé qui résorbe les fractures sociales et territoriales de la mobilité.

5. La création d’emplois.

Un tiers des vélos vendus sont assemblés en France.

Le cyclotourisme et les entreprises innovantes proposent des services en lien avec le vélo. La logistique urbaine, les activités touristiques, les vélos en libre-service, l’entretien constituent des viviers d’emplois. Le Programme des Nations unies pour l’environnement évalue à 35 000 le nombre d’emplois directs liés au vélo en France. Et estime le potentiel additionnel de création d’emplois à l’échelle de l’UE à 750 000. Ce, dans l’hypothèse où la part modale du vélo dans les centres urbains devait égaler celle de Copenhague.

Les freins à l’usage du vélo

L’insuffisance et les discontinuités des aménagements cyclables sécurisés. De nombreux territoires ne bénéficient pas encore d’un réseau structurant de pistes cyclables qui permet un déplacement en vélo fluide et sûr. Les ruptures de pistes cyclables, présentes dans de nombreux territoires, engendrent un sentiment d’insécurité et entravent les déplacements. Quand ces coupures ne sont pas infranchissables, elles présentent de nombreux points dangereux pour les cyclistes. Ponts, tunnels, échangeurs autoroutiers, ou encore voies étroites ou à fort trafic.

Les vols de vélos

Plus de 300 000 ménages disent avoir été victimes de vols en 2016. Ce phénomène entraîne des dépenses chez les particuliers. Avec un coût de remplacement à hauteur de 90 millions d’euros. Après un vol, les victimes ont tendance à ne pas racheter de vélo ou à descendre en gamme. Et donc à acheter un matériel moins sûr. Les vols sont souvent dus à un nombre de places de stationnement sécurisées insuffisant, aux abords des pôles d’échanges par exemple.

Un cadre législatif et réglementaire n’incitant pas à l’usage du vélo

Certaines dispositions de notre cadre fiscal ne traitent pas encore le vélo au même niveau que les autres modes de transport. A titre d’exemple, le barème fiscal sur lequel s’appuient les entreprises pour rembourser les frais engagés par les salariés pour leurs déplacements professionnels inclut les différents modes mécaniques mais pas le vélo.

Les obstacles d’ordre culturel et le déficit d’image

Très peu de personnes osent déclarer ne pas savoir faire du vélo. On estime que 2 à 10 % de la population n’aurait jamais appris à faire du vélo. Notamment dans un certain nombre de populations précarisées, alors qu’il peut constituer un vecteur d’insertion sociale et permettre d’accéder à un emploi. Contrairement à d’autres pays européens, l’école n’est pas encore un lieu d’apprentissage du vélo pour tous les enfants. Certaines personnes qui utilisent le vélo loisirs n’envisagent pas de se déplacer quotidiennement à vélo. Le vélo n’est pas encore considéré comme un mode de transport à part entière.

Baromètre FUB

La Fédération des usagers de la Bicyclette (FUB) et ses partenaires ont lancé le premier Baromètre des villes cyclables via la plateforme www.parlons-velo.fr, entre septembre et novembre 2017. Cette enquête nationale, récoltant plus de 113 000 réponses, avait pour objectif de recueillir le ressenti des cyclistes sur les conditions de déplacement dans leur territoire.

Les résultats montrent que les villes françaises doivent faire des efforts significatifs pour permettre à leurs habitants de passer à l’acte. La majorité des répondants estime en effet qu’actuellement les conditions de circulation à vélo ne sont pas satisfaisantes. Seulement 21 villes sur les 316 classées obtiennent une note supérieure à la moyenne. Et 90 % des répondants pensent que les conditions actuelles ne permettent pas aux enfants ou aux personnes âgées de se déplacer à vélo en sécurité.

Parmi les freins identifiés

Le ressenti d’insécurité et de manque de respect, avec 90 % des répondants qui constatent que des conducteurs se garent fréquemment sur les itinéraires cyclables.  Et seulement 8 % qui estiment que les conducteurs de véhicules motorisés les respectent. Les pistes cyclables séparées sont plébiscitées, avec 80 % de personnes demandant davantage d’aménagements en site propre.

Enfin, le vol est un des freins majeurs. Seuls 20 % des répondants trouvent qu’il est facile de stationner son vélo en sécurité près des gares ou stations de transports en commun.Et 92 % d’entre eux estiment que les vols de vélos sont fréquents et craignent pour la sécurité de leur monture.

Les leviers à actionner pour développer le vélo en France

Sur la base des travaux des Assises nationales de la mobilité, le Gouvernement lance donc un plan dont l’objectif est de multiplier par trois la part du vélo dans nos trajets, de passer de 2,7 % à 9 % en 2024.

Il s’agit d’une mobilisation sans précédent du Gouvernement qui témoigne de sa volonté de positionner le vélo comme mode de transport privilégié. De nombreux ministères sont impliqués directement dans sa réalisation. Le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Transition écologique et solidaire (dont le ministère des Transports). Également le ministère de la Cohésion des territoires, ministère des Solidarités et de la Santé, ministère du Travail, ministère de l’Éducation nationale, ministère de l’Action et des Comptes publics, ministère de l’Économie et des Finances, ministère des Sports.

Le plan repose sur 4 axes visant à répondre aux freins identifiés et aux attentes des Français

Le développement d’aménagements cyclables de qualité et plus généralement l’amélioration de la sécurité routière.
La sûreté : la lutte contre le vol de vélos. L’incitation : la mise en place d’un cadre incitatif reconnaissant pleinement le vélo comme un mode de transport pertinent et vertueux. Le développement d’une culture vélo est à l’ordre du jour.

Les collectivités locales, les employeurs, les entreprises de la filière vélo et les associations d’usagers jouent un rôle essentiel pour le développement des mobilités actives et cyclables.

C’est d’abord grâce à leurs efforts que notre écosystème et l’usage du vélo progresseront.

Ce plan vise donc avant tout à leur donner les moyens pour enclencher une dynamique favorable à la pratique du vélo dans tous les territoires. Le plan constitue donc un socle sur lesquels les acteurs s’appuieront pour décliner l’ ambition collective dans les territoires. Sous l’animation du ministère des Transports, il fera l’objet d’un suivi régulier avec les parties prenantes et à vocation à être actualisé et enrichi.

Sécurité, développer les aménagements cyclables et améliorer la sécurité routière

À travers la sécurisation des itinéraires cyclables et le renforcement des mesures de sécurité routière en faveur des cyclistes, le plan vélo vise à lever l’un des principaux freins au développement de ce mode de déplacement.

Création d’un Fonds national « mobilité actives », d’un montant de 350 M€ visant à soutenir, accélérer et amplifier les projets de création d’axes cyclables structurants dans les collectivités. Ce fonds ciblera notamment les discontinuités d’itinéraires. Et particulièrement celles créées par des infrastructures liées au domaine public de l’État. Les grandes infrastructures de transports en particulier. Il s’agit d’un effort financier sans précédent de l’État.

Le premier appel à projets sera lancé en 2019.

L’appel à projets « Vélo et territoires », opéré par l’ADEME, est lancé dès le 14 septembre 2018, afin de permettre aux territoires d’anticiper la mise en œuvre du Fonds national « mobilité actives » et plus généralement de soutenir les territoires, notamment les agglomérations moyennes, dans la définition de leur politique cyclable.

La dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) qui accompagne la transformation des territoires peut être utilisée par les collectivités pour « développer des services de transport de proximité durables ». 500M€ sur le quinquennat serviront aux enjeux de mobilité. Ils pourront notamment financer des aménagements permettant de développer les mobilités actives, en portant une attention particulière aux installations facilitant l’intermodalité.

Le renforcement de la planification des réseaux structurants pour les mobilités actives.

La future loi d’orientation des mobilités renforcera le contenu relatif aux mobilités actives des documents de planification. Elle prescrira l’élaboration de réseaux structurants cyclables et/ou piétons continus et sécurisés ainsi que des zones de stationnement vélos. Ces schémas seront inscrits dans les documents de planification. Entrée en vigueur dès le vote de la loi. Amélioration du maillage du territoire en assouplissant la définition actuelle de la “voie verte”. Il s’agit de simplifier le statut juridique des voies vertes pour faciliter la cohabitation des usages avec les véhicules d’exploitation des gestionnaires du domaine public (VNF, ONF…), et donc permettre la création de nouvelles voies vertes. Un décret spécifique sera publié en mars 2019.

« Vélo et territoires …,

…est un appel à projet opéré par l’ADEME, dont l’objectif est d’accompagner les territoires afin de leur permettre d’anticiper la mise en œuvre du fonds d’investissement évoqué ci-dessus, et plus globalement de soutenir les territoires dans le cadre de la définition et de la mise en œuvre de leur politique cyclable. Trois axes sont proposés. 1 : soutenir la préparation d’une stratégie de développement d’aménagements cyclables via le financement d’études. 2 : soutenir un développement de l’usage du vélo dans les territoires en finançant l’émergence de services vélo et la mise en œuvre de services innovants. 3 : soutenir l’ingénierie territoriale pour mettre en œuvre une politique cyclable intégrée à l’échelle du territoire. Effectivement  en finançant le recrutement de chargés de mission vélo/mobilités actives et des campagnes de communication grand public.

Soutien au déploiement de pistes cyclables sécurisées / Renforcement de la sécurité pour les cyclistes

« Un code de la route qui s’adapte à toutes les mobilités actives, sur la route, dans nos rues et sur nos trottoirs »
Les règles de circulation et de signalisation routière jouent un rôle fondamental dans le développement de la marche et du vélo. Les dix dernières années ont vu des évolutions du code de la route en faveur des mobilités actives. Le plan Vélo poursuit cette dynamique.

2006-2012 : démarche « code de la rue »

Pour rééquilibrer la place des différents modes de transports et « mieux partager la rue ». L’introduction du principe de prudence à l’égard de l’usager vulnérable (article R.412-6 du code de la route). La redéfinition de certaines zones de circulation apaisée (zones 30, aire piétonne…) et création des zones de rencontre. La généralisation du double sens cyclable dans les zones 30 et les zones de rencontre. Le renforcement de la priorité du piéton en traversée. La création du panneau « cédez le passage cycliste au feu rouge ». Celui-ci autorise les cyclistes à franchir le feu rouge lorsqu’il est complété par ce panneau. Cela se fait après avoir cédé le passage aux différents usagers bénéficiant du vert (uniquement en tourne-à-droite et en tout droit dans les carrefours en T).

2013-2015 : le plan d’action pour les mobilités actives (« PÂMA »)

Il améliore la sécurité des modes actifs par un meilleur partage de la voirie. Par la création du stationnement « très gênant ». On considère désormais comme « très gênant », le stationnement ou l’arrêt sur un trottoir, sur un passage pour piéton, 5 mètres avant celui-ci en l’absence de place matérialisée, sur une bande ou une piste cyclable, avec un montant de la sanction passant de 35 à 135 euros.  « cédez-le-passage cycliste au feu rouge » De nouveaux mouvements sont autorisés. La généralisation du 30 en ville. Le code général des collectivités territoriales s’amende pour permettre au gestionnaire d’abaisser la vitesse sur tout ou partie de sa voirie. L’ éloignement du bord droit. Il devient possible pour le cycliste de s’éloigner du bord droit de la chaussée en présence de stationnement. La modification du code de la route pour permettre aux automobilistes de chevaucher la ligne blanche continue lorsqu’ils dépassent un cycliste.

Amélioration de la visibilité aux passages piétons

Afin d’améliorer la sécurité des traversées piétonnes et la visibilité mutuelle avec les automobilistes, les cyclomotoristes, motocyclistes et encore les cyclistes, seuls des emplacements de stationnement réservés aux vélos voient le jour, sur la chaussée, cinq mètres en amont des passages piétons. Cette mesure, prévue dans la loi d’orientation des mobilités, entrera en vigueur en 2019 pour les nouveaux aménagements. Les gestionnaires de voirie devront se mettre en conformité sur l’existant.

Réalisation de sas vélo aux feux. Pour les véhicules motorisés identifient immédiatement les cyclistes. Notamment les poids-lourds, la réservation d’un espace en amont du feu de signalisation (sas vélo) est généralisée. Et ce pour les nouveaux aménagements pour une entrée en vigueur au 1er semestre 2019. Les gestionnaires de voirie devront se mettre en conformité sur l’existant.

Développement des doubles sens cyclables sur l’ensemble de la voirie urbaine en agglomération jusqu’à une vitesse maximale autorisée de 50 km/h.

Permettre aux cyclistes de circuler dans les deux sens et dans toutes ces rues. Dès lors que les autorités localement responsables de la police de la circulation ne l’estiment pas techniquement impossible ou dangereux. Ce dispositif mis en place en Belgique a montré son efficacité pour le développement du vélo, l’apaisement de la conduite et

le confort des piétons sur le trottoir.

Date d’entrée en vigueur au 1er semestre 2019.

L’autorisation pour les cyclistes de porter des dispositifs d’éclairage non éblouissants interdits actuellement par le code de la route. La permission d’installer sur les vélos des dispositifs d’éclairages complémentaires à ceux qui existent. Les feux arrière et avant multiples, feux stop, indicateurs de direction.

Pour que le vélo ait toute sa place en ville, dans les zones piétonnes et les zones de rencontres, les cyclistes rouleront à deux de front sans devoir se rabattre quand un véhicule à moteur souhaite les dépasser. Des expériences seront menées en zone 30 afin d’étudier l’extension éventuelle de la mesure à d’autres zones. Date d’entrée en vigueur au 1er semestre 2019.

Prescription pour les poids lourds d’équipements spécifiques de détection et d’avertissement de la présence d’usagers vulnérables. Une large part des accidents graves à bicyclette découle des  aux angles morts des autres usagers de la route. Et en particulier des véhicules à gros gabarit (bus et camions). Pour réduire ces accidents de manière structurelle, il est indispensable que les poids lourds s’équipent de systèmes permettant de détecter les usagers dans leurs angles morts. La France a demandé à la présidence du Conseil de l’Union européenne que les discussions sur le projet de règlement qui prévoit l’équipement obligatoire des poids lourds. Elle défendra dans ce cadre une position exigeante priorisant l’enjeu de sécurité des cyclistes et piétons.

Sureté, mieux lutter contre le vol de vélos

En France chaque année plus de 300 000 ménages sont victimes d’un vol de vélo. Cela représente 10 % des ventes de vélos. Ce phénomène, qui représente un coût économique et social important, est l’un des premiers freins à la pratique régulière du vélo. D’abord, le vélo  doit devenir un mode de déplacement au quotidien. Les mesures mises en œuvre pour enrayer ce fléau impliquent toute la filière vélo et les forces de l’ordre.

Vers la généralisation du marquage des vélos

Aujourd’hui la police ne restitue pas un vélo à son propriétaire faute d’en connaître le propriétaire. Afin de lutter contre le vol, le recel, tout achat de vélo chez un commerçant fera l’objet d’une identification. Plusieurs dispositifs simples existent aujourd’hui mais sont facultatifs.

Leur généralisation permettra aux forces de l’ordre de lutter contre les filières de recel et de restituer les vélos. Ce dispositif évoluera au niveau européen. Date d’entrée en vigueur 12 mois après la promulgation de la loi pour les cycles neufs. Ainsi que 24 mois pour les cycles d’occasion vendus par des professionnels. Les professionnels du vélo s’impliqueront fortement pour lutter contre le vol.

Plusieurs dispositifs de marquages existent en France. Plus de 400 000 vélos en circulation ont une identification. Cela permet qu’un nombre croissant de cyclistes retrouvent leurs vélos. Il convient d’étendre le dispositif obligatoire à la vente. Cela permettra d’en augmenter l’impact.

Et d’autre part cela favorise les innovations dans les technologies de marquages.

Prenons un exemple. À la suite d’une plainte pour vol de vélo en novembre 2017, le commissariat de Gagny découvre un réseau de receleurs. La police retrouve 75 vélos, seul le vélo marqué a pu être restitué. Les bases d’enregistrements recevront un agrément et protégeront les données personnelles. Ainsi, elles permettront la cession, et seront accessibles  avec un accès unique des forces de l’ordre.

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