Le nouveau Préfet au chevet de la Cathédrale

Par Alain Moreau, le mercredi 26 août 2020, mis à jour le lundi 31 août 2020 — Cathédrale, Clémentine Mathurin, Didier Martin, DRAC, François Renaud, Nantes, Philippe Charron — 3 minutes de lecture
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Le nouveau Préfet au chevet de la Cathédrale de Nantes. Pour sa première semaine de prise de fonction, Didier Martin désirait se rendre sur le parvis de la Cathédrale St Pierre et St Paul. Un dossier important parmi ceux qui attendent le nouveau préfet en cette rentrée. Le Préfet rencontrait ce mercredi les responsables de la DRAC pour un état des lieux.

Cinq semaines  se sont écoulées depuis l’incendie de la Cathédrale de Nantes. Le samedi 18 juillet dernier, le feu rapidement maitrisé par les services du SDIS 44 détruisait entièrement le grand orgue, et le vitrail de la façade occidentale. Le tableau d’Hippolyte Flandrin, Saint Clair guérissant les aveugles, périssait dans les flammes.

Clémentine Mathurin, conservatrice des Monuments Historiques, expliquait le travail remarquable réalisé par les techniciens et la douzaine d’experts, en quelques semaines. La température extrême de l’incendie et l’eau nécessaire pour l’éteindre ont mis à mal la pierre de l’édifice. La Cathédrale St Pierre est un des rares églises de Bretagne historique qui est bâtie en pierre blanche. Seuls ses soubassements sont en granit. Le taux d’hygrométrie est sous surveillance permanente. Les voutes sont également observées de près à l’aide des dernières techniques de scans 3D et de monitoring laser.

Pour le vitrail de la façade ouest, il est peu probable qu’il soit reconstitué à l’identique. Ce vitrail a beaucoup souffert durant les siècles. Une explosion de la poudrière en 1800, les bombardements de Nantes de la seconde guerre mondiale l’avaient abimé. Enfin l’incendie récent a eu raison de lui. Il ne subsistait de l’état d’origine que trois lancettes datant du 16è siècle. Elles ont volé en éclats le 18 juillet dernier.

Une Cathédrale hors les murs

Un fois tous les diagnostics achevés, la décision de rouvrir une partie de l’édifice au public est envisagé. Peut-être en 2021. Ainsi fidèles et touristes pourraient accéder en partie à l’église.

« On peut imaginer la réouverture de la sacristie et de la chapelle Saint-Clair, qui n’ont pas été impactées par l’incendie »  indique le père François Renaud, administrateur diocésain.

Sur le parvis, une exposition de photographies ainsi que les évolutions du chantier est à l’étude. Elle permettrait de suivre les étapes de la reconstruction de l’église, annonce Philippe Charron, responsable du pole patrimoine de la DRAC.

Avant, il convient de dépolluer sur le parvis, la zone des résidus de plomb fondu, afin d’arriver à des seuils aux normes. Mais il convient également de sécuriser les lieux avant d’accueillir du public.

Le Préfet a rappelé le rôle de l’État, propriétaire de l’édifice, comme des 86 autres cathédrales en France ( concordat de 1801). Le diocèse en est l’affectataire.