Patrimoine

Boulevard Fernand Grenier Châteaubriant

Le Boulevard Fernand Grenier se situe entre la RD 178, dite Route de Vitré et la RD 171, dite Route de Laval. Soit entre les deux rond-points. Il est traversé par la route de la Maison Brulée au niveau du Pas-Besnier (Ancienne route de Soudan). Le Bd Fernand Grenier constitue une partie de la rocade Est de Châteaubriant.

Cette voie porte le nom de Boulevard Fernand Grenier depuis le 29 janvier 1993.

Fernand Grenier, est né le 9 juillet 1901 à Tourcoing (Nord) et décédé le 12 août 1992 à Saint-Denis. Il a été le dirigeant du Parti communiste français. Et élu municipal et député de la ville de Saint-Denis. Fernand Grenier est rendu célèbre comme résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut le représentant du PCF et des FTP auprès du général de Gaulle à Londres.

Comme auteur de l’amendement du 21 avril 1944 accordant aux femmes le droit de vote et d’éligibilité. Il a été député à l’assemblée consultative provisoire à Alger. Puis devient ministre de l’air (civil et militaire) du gouvernement provisoire formé par de Gaulle à Alger.

Fernand Grenier est prisonnier cinq semaines au camp de Châteaubriant

Mobilisé en septembre 1939, il est démobilisé près d’Annecy. Fernand Grenier se réinstalle à Saint-Denis. Il suit la politique de semi-légalisation qui était celle du parti jusqu’en octobre 1940. Il remet en marche les organisations communistes de la ville sans entrer dans la clandestinité. Arrêté le 5 octobre 1940, Il connaitra plusieurs camps. Tout d’abord dans un des bâtiments du sanatorium d’Aincourt (Seine-et-Oise5). Puis à Fontevraud (Maine-et-Loire). Enfin ce sera Châteaubriant (Loire-Inférieure), le 15 mai 1941. Il s’évade le 19 juin 1941. Avec Eugène Hénaff, Henri Raynaud et Léon Mauvais, comme compagnons.

Après avoir difficilement repris contact avec l’appareil clandestin, il est choisi pour représenter le Comité central lors des premiers contacts avec des envoyés de la France libre. Il rencontre ainsi Rémy le 25 novembre 1942. C’est en sa compagnie, qu’il gagne l’Angleterre en janvier 1943. Il est porteur d’une lettre du Comité central du Parti communiste. Ainsi que d’une autre de Charles Tillon, dirigeant des Francs-tireurs et partisans (FTPF).

Fernand Grenier s’exprime une première fois sur l’antenne de la BBC le 15 janvier 1943.

Il représente dès lors les communistes auprès des différentes instances successives de la France libre. Mais il n’a pu accepter en septembre 1943 un poste de commissaire. Ce poste que lui propose Charles de Gaulle est au Comité français de la Libération nationale (CFLN). Grenier veut l’aval de Jacques Duclos, alors responsable clandestin du parti dans la France occupée. Le Parti communiste présente des exigences pour la participation des communistes au gouvernement provisoire.

Ce n’est que le 4 avril 1944 qu’avec un compromis Charles de Gaulle nomme deux commissaires communistes, dont Fernand Grenier, commissaire à l’Air. Le conflit qu’il a avec de Gaulle à propos de l’affaire du Maquis du Vercors se traduit finalement par son remplacement par Charles Tillon.

Durant la guerre, il est l’ardent défenseur de la mémoire des fusillés de Châteaubriant. Il est cité comme témoin à charge au procès Pucheu à Alger.

Président de l’amicale des anciens internés de Châteaubriant de 1945 à sa mort en 1992. Fernand Grenier publiera, quatre éditions de Ceux de Châteaubriant, de 1961 à 1971.

En1943, il partira à Londres représenter le parti communiste clandestin auprès du Général de Gaulle. Il décédera en 1992 à Saint-Denis.

Jusqu’à sa mort le 12 août 1992 il sera Président de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé.

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