Patrimoine

Place Ernest Bréant Châteaubriant

La Place Ernest Bréant se situe derrière la mairie de Châteaubriant.
Sa situation sur une carte est 47.721066, -1.376228

La Place Ernest Bréant est bordée au sud par la rue du onze novembre. Et au nord, d’ouest en est, on trouve la rue de Bélètre, la rue Guy Moquet et la rue de la Vernisserie. Jusqu’en… elle recevait les cars Drouin. A l’arrivée d’Alain Hunault en 2001, la place se vide de ses automobiles. Son sol reçoit des pavés de granit et un muret s’érige sur son pourtour. Elle est enrichie d’une rangée d’arbres sur chacun de trois de ses cotés est-ouest et sud. Le coté nord, quant à lui reçoit une fontaine qui ne fonctionne plus aujourd’hui.

Aujoud’hui, la place Ernest Bréant propose un marché des producteurs locaux chaque samedi matin. Elle reçoit durant six semaines l’hiver la patinoire intercommunale. Un bras de la rivière la Chère la traverse d’est en ouest.

C’est une décision du conseil municipal en date du 27 mars 1944 que la Place de l’Hôtel de Ville est ainsi dénommée Place Ernest Bréant.

Ernest Bréant, nait le jour de Noël 1880 à Châteaubriant.

Il meurt le 10 février 1944 également à Châteaubriant. Il fut homme politique français important.

Ernest-Breant-maire-de-châteaubriantErnest est le fils de Marie-Désirée Salmon-Grandonnière (1844-1899) et d’Alphonse-Médard Bréant (1851-1915). Son père est épicier-mercier à Châteaubriant. Ses grands-pères étaient contremaître tanneur et propriétaire. Il a un frère, Alphonse Ernest Joseph Bréant (1879-1918), magistrat, mort pour la France le 10 août 1918 à Compiègne.

Ce 2 juin 1906, Ernest Bréant épouse Léonie Louise Anne Épardeud (1878-1979). Elle est  institutrice, juge pour enfants, et conseillère municipale de Châteaubriant de 1944 à 1959. Ils ont une fille, Madeleine, née en 1907, qui deviendra administratrice à la Ville de Paris.

Après des études au lycée Georges-Clemenceau, à Nantes, il travaille dans la boutique de son père. Puis devient négociant en mercerie épicerie et grossiste en mercerie.

Il devient maire le 10 décembre 1919

Son père, républicain radical puis radical-socialiste, est président du comité républicain de Châteaubriant.

Il devient premier adjoint au maire de la ville.Ernest Bréant, pour sa part, entre au conseil municipal le 30 novembre 1919 dont il devient maire le 10 décembre 1919. Il entame alors une série de mandats qui s’étalent sur 22 ans.

Dès les premières années, il s’attelle à de vastes travaux. Tout d’abord l’électrification, et les adductions d’eau potable que Châteaubriant ne possède pas à l’époque ( 1922-1925).

Il modernisera également l’hôpital de Châteaubriant.

Il octroie les premiers congés payés aux employés municipaux en 1930. On doit également à Ernest Bréant  la construction de bains-douches ( 1931), d’une école de filles qui deviendra le collège Aristide Briand (1932). Ainsi, il crée un musée, il installe un haras, et améliore nettement la voirie.

Parallèlement, le 19 juillet 1925, il devient conseiller général du canton de Châteaubriant. Puis le 29 avril 1928, il devient député de la Loire-Inférieure. Il bat, au second tour le candidat sortant Charles Ginoux-Defermon par 9 103 voix contre 8 353 dans la circonscription de Châteaubriant. À l’Assemblée, il est inscrit dans le groupe des républicains de gauche. Il devient secrétaire de la chambre des députés en 1930. Puis sous-secrétaire d’État à l’Intérieur du 23 décembre 1930 au 27 janvier 1931 dans le gouvernement Théodore Steeg.

Le député Ernest Bréant est réélu dans la même circonscription le 8 mai 1932.

Par 9 257 voix contre 8 743 à son adversaire, Gustave Gautherot. Pour cette nouvelle législature, il n’appartient à aucun groupe. Il est membre de la commission d’enquête sur l’affaire Stavisky en 1934. Le 26 avril 1936, Emerand Bardoul, son challenger obtient 9 823 voix au premier tour dans sa circonscription. Ernest Bréant n’en reçoit que 5 020. Son mandat de député prend fin le 31 mai 1936.

Il n’est plus conseiller général après 1940, et, malade. Il démissionne de son mandat de maire et de conseiller municipal le 20 septembre 1940.

Ernest Bréant meurt le 10 février 1944 des suites d’une intervention chirurgicale. Il repose dans le cimetière de Béré.

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