CulturesSaint-Nazaire

Le Grand Café – centre d’art contemporain ouvre à nouveau

Edith Dekyndt revisite son installation The Black, The White, The Blue produite récemment pour le centre d’art Kunsthaus à Hambourg. Le public, privé de l'exposition, cause confinement, revient au Grand Café, à Saint-Nazaire.

Le Grand Café – centre d’art contemporain ouvre à nouveau ses portes depuis le 6 juin 2020. Le Grand Café, c’est Place des Quatre z’horloges à Saint-Nazaire.  L’exposition de l’artiste belge Édith Dekyndt en place depuis le 15 février est à nouveau visible avec des horaires adaptés au contexte sanitaire actuel.

Du 6 juin au 1er juillet : mercredis, samedis et dimanches de 14h à 18h
Protocole spécifique d’accueil du public : nombre de visiteur.se.s admis restreint à dix personnes maximum dans le centre d’art simultanément, gel hydroalcoolique à disposition du public, port du masque obligatoire pour le public à partir de 11 ans, etc. Les toilettes ne sont pas autorisées au public.
Du 4 juillet au 30 août : du mardi au dimanche de 11h à 19h (sous réserves)
Le protocole d’accueil du public sera mis à jour en fonction de l’évolution de la situation.

Entrée libre.

Des visites collectives sont possibles, adaptées au contexte sanitaire actuel, avec des groupes limités à sept personnes. Ces visites sont gratuites, sur réservation.

Informations et réservations : Service des publics du Grand Café publicsgrandcafe@mairie-saintnazaire.fr ou T. 02 51 76 67 01.

Édith Dekyndt, artiste belge de renommée internationale

le-grand-cafe-centre-dart-contemporain-ouvre-a-nouveau Elle vit et travaille entre Bruxelles et Berlin, Edith Dekyndt a présenté son travail dans plusieurs grandes institutions. Et ses œuvres sont entrées dans de nombreuses collections publiques.

Projections, installations, performances : ses pièces prennent des formes multiples. Au- delà d’une réflexion sur la représentation, elles évoquent les énergies invisibles à l’œuvre dans la composition matérielle du monde.

Toujours portée par ses intuitions, Edith Dekyndt part d’objets quotidiens et capte des moments de vie qu’elle révèle à travers des expérimentations rudimentaires et sensibles.

Sa démarche artistique empirique accueille l’aléatoire à travers un geste, une action de l’artiste sur la matière. Dans ce lâcher-prise orchestré, des formes apparaissent à la limite du perceptible. Fermentation, réduction, capillarité ou accumulation, entre autres procédés, permettent à l’artiste de rendre tangible et visible des processus sous-jacents, intrinsèques : forces et phénomènes naturels (irisation, flux aériens, molécules, etc.) sont ainsi offerts à la contemplation et la réflexion. Chacune de ses œuvres révèle ainsi des formes de vie, dans un état instable et impermanent.

Cette démarche, qui pourrait paraître, somme toute, banale et anodine, se révèle des plus fascinante. Elle constitue une percée vers un point d’équilibre, quelque part entre rêve et réalité, une invitation pour l’observateur, qu’Edith Dekyndt nomme le « perceveur », à se plonger dans une expérience atemporelle et intime, à prendre conscience des carences de sa propre perception visuelle en observant d’infimes détails devenus captivants, éphémères et fragiles.

Plus largement, Edith Dekyndt s’ingénie à brouiller les repères

Comme l’indique Vincianne Despret dans l’un des catalogues autour de la pratique de l’artiste, on ne saurait plus dire qui est le « sujet » de ces expériences (la chose ? le corps ? l’artiste ? le perceveur ?). Ses expérimentations des possibles sont autant de manières « d’augmenter notre capacité d’accueillir le monde autrement ».

Battant en brèche les oppositions entre vie et matière, humains et non-humains, et l’association tenace entre matière, inertie et passivité, Edith Dekyndt à l’image de Jane Benett (1957-), théoricienne politique et philosophe américaine, cherche ainsi à cultiver l’intuition d’une vitalité de la matière.

Ses œuvres interpellent de manière indirecte le visiteur sur la domination de l’homme sur son environnement, et la relation d’interdépendance qui régule tout ce qui habite la planète. C’est en ce sens que l’on peut dire du travail d’Edith Dekyndt qu’il relève d’une forme d’écologie, c’est à dire « l’observation d’un milieu ».

L’exposition : The Black, The White, The Blue

Au Grand Café, Edith Dekyndt revisite son installation The Black, The White, The Blue produite récemment pour le centre d’art Kunsthaus à Hambourg, en Allemagne (2019).
Depuis 30 ans, Edith Dekyndt puise la matière de ses œuvres dans les matériaux du quotidien qu’elle s’approprie en leur restituant une valeur hors de nos usages habituels. Ses ressources sont généralement issues du contexte d’invitation de ses expositions.

En écho à l’activité portuaire de Hambourg tout comme à celle de Saint-Nazaire, son projet au Grand Café évoque le commerce international de marchandises et notamment l’expédition de containers de biens de consommation usagés, d’Europe vers les régions les plus précaires du monde, évoquant le déséquilibre du commerce Nord-Sud. Des objets domestiques – un canapé, un congélateur, un auvent et des réfrigérateurs – constituent la matière première de cette installation.

Le Grand Café – centre d’art contemporain ouvre à nouveau

Edith Dekyndt revisite son installation The Black, The White, The Blue. Jusqu’au 30 août 2020.
Le Grand café, place des Quatre Z’horloges. Saint-Nazaire. Entrée libre.

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