Nous sommes de passage, les vêtements mis en scène

Par Alain Moreau, le dimanche 12 août 2018 — Braderie, Grand-Auverné, Laurence Poueyto, Nous Sommes de Passage, Théâtre de Verre — 3 minutes de lecture
Nous sommes de passage

Nous sommes de passage, ce projet réunit une équipe de dix artistes qui travaillent sur un spectacle hors normes. Un défilé de figures émanant de la matière vêtement. Un spectacle sous la forme d’une braderie poétique et décalée.

Nous sommes de passage
Nous sommes de passage
« Qu’est-ce que les fripes portent comme histoire ? »

Nous sommes de passage est né d’un grenier qui a disparu et des quelques vêtements qui ont survécu à cette disparition. C’est à partir de cette expérience personnelle qu’est née la nécessité de créer ce spectacle.
« Nous sommes de passage », est né d’un grenier qui a disparu et des quelques vêtements qui ont survécu à cette disparition.

C’est à partir de cette expérience personnelle qu’est née la nécessité de créer ce spectacle. Ma première question était: “qu’est-ce que ces habits usés nous racontent de nos fantômes ?” Puis elle s’est élargie à : “Qu’est-ce que les fripes portent comme histoire ? En quoi peuvent-elles déclencher le souvenir ? Et comment peuvent-elles devenir matière de jeu ? A partir de ces habits, j’ai imaginé un défilé existentiel, où des comédiens joueraient à faire revivre mille et une existences. Parce que dans ce vaste passage que représente la vie humaine, de la naissance à la mort, chacun parcourt la distance à sa façon, singulièrement.

Nous sommes de passage commence comme une brocante de vêtements

Un vide grenier, où le public  déambule. Le lieu est un peu chaotique. Chaque marchand a installé son stand de fortune comme il le pouvait et vaque à ses affaires, invitant le public à découvrir son étalage. Ces habits portés sont d’abord marchandisés, étalés, classés et vidés de leur substance en espérant une nouvelle existence. La deuxième main. Pour les marchands, ces « vêtements » ont simplement au commencement une valeur commerciale.

Mais peu à peu la matière prend vie. Les exposants ne s’intéressent plus seulement à la valeur marchande des habits mais leur confèrent une valeur affective. Ils commencent à raconter l’histoire de chacune de ces fripes. D’où elle viennent, à qui elles appartenaient, quels événements marquants les ont traversées… ? Puis ils mettent ces habits, les enfilent sur leurs propres corps. Si bien que cette matière jusque là inanimée se met à respirer, à vivre, à prendre forme. Les exposants se glissent dans la peau de ces vies passées et incarnent progressivement ce qu’ils portent.

En partenariat avec la Communauté de Communes Châteaubriant – Derval.

Conception – Dramaturgie – Mise en scène : Laurence Poueyto 
Assistante de dramaturgie et de mise en scène : Marianne Pichon
Avec : Mélanie Aumont, Marie-Cerise Bayle, Thomas Collet, Christelle Kerdavid, Yann-Sylvère Le Gall, Marianne Pichon
Création lumière : David Bourthourault
Création musicale : Soslan Cavadore
Production : Cie Si tu t’imagines
Coproduction : Les Tombées de la Nuit, Rennes, – Ville de Chantepie